Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 10:30

Depuis plusieurs jours la Touraine, comme beaucoup d’autres régions, grelotte.

Les températures descendent jusqu’à moins 15 ° et vous êtes nombreux à vous inquiéter pour nos abeilles.

La question est d’autant plus pertinente que ce froid arrive après la reprise de la ponte de la reine et comme il faut plus de 30° (idéalement 34 à 35°) au centre de la ruche pour élever le jeune couvain : comment font les abeilles pour chauffer ?

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Quand on parle de chauffage, il faut déjà parler, en premier lieu, d’isolation.

Toute l’année les abeilles ont ainsi cherché à réduire les courants d’air avec de la propolis au dessus des cadres et dans les interstices de la ruche (voir article n° 24    http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-24-la-propolis-62735987.html ).

Certaines colonies iront même jusqu’à réduire la porte d’entrée pour mieux se défendre du froid et des intrus.

La structure du nid avec ses rayons de cire alvéolée constitue un bon cloisonnement.

Quand le froid devient intense, elles forment la « grappe d’hivernage ».

Les abeilles à la périphérie de cette grappe se tiennent très serrées et constituent ainsi une couche isolante pour le reste de la colonie.

Les abeilles au centre de la grappe gardent une liberté de mouvement pour vaquer aux tâches habituelles (se nourrir, nourrir les larves, nettoyer,…etc.).

Le chauffage, à proprement parler, est assuré par les abeilles de l’intérieur de la grappe. Pour cela, elles actionnent les muscles de leur thorax, qui servent habituellement à voler, mais sans battre des ailes.

Les abeilles de la périphérie, exposées au froid, s’engourdissent et finiraient par mourir si des abeilles de l’intérieur ne venaient pas assurer la relève en les poussant à l’intérieur, au chaud.

Bien qu’en théorie, elles soient ainsi capables de surmonter seules des pointes de -15° à -20°, on ne peut s’empêcher d’avoir un peu d’inquiétude quand le froid s’installe aussi longtemps, mais, maintenant, il n’y a plus grand chose à faire.

Quand la terre a commencé à geler, j’ai remis les trappes de comptage  pour limiter les courants d’air par les planchers aérés et je les enlèverai dès le dégel. Certaines années, je ne l’ai pas fait et elles ont survécu. Je ne sais pas ce qui est le mieux : les avis divergent sur ce point.

Comme souvent en apiculture, le plus important est ce que l’on a fait en amont de cette période :

- Bien choisir l’emplacement et l’orientation du rucher pour protéger les ruches de la bise.

- Mettre une couche isolante sous le toit des ruches.

- Contrôler les réserves par des pesées (voir articles n°3 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-3-vous-pesez-les-abeilles-44509996.html )

- Hiverner des colonies populeuses car plus les abeilles sont nombreuses moins souvent elles prennent la relève en périphérie, plus elles chauffent facilement l’intérieur de la grappe et moins elles consomment.

Sur ce dernier point, on est un peu moins affirmatif sur le regroupement systématique de petites colonies en automne comme cela est conseillé :

- Nous avons déjà fait passer l’hiver à de petits essaims (en les nourrissant) qui ont ensuite donné de belles récoltes.

- Il est aussi souvent dit que « deux colonies faibles ne font pas une colonie forte ».

Aussi nous procédons un peu à « l’inspiration », au cas par cas, en observant particulièrement la qualité du couvain.

Il me semble qu’un autre moyen pour renforcer les populations est le nourrissement en fin d’été.

Ainsi, après la dernière récolte nous avons nourri les ruches de la Huberdière mais pas celles de la vallée de la Dême où elles sont toujours plus lourdes à l’entrée de l’hiver.

Lors du traitement hivernal à l’acide oxalique nous avons constaté que les colonies de la Huberdière occupaient, en moyenne, 1 à 2 inter-cadres de plus que celles de la vallée de la Dême bien qu’à la Huberdière elles aient plus de varroas (voir article n° 38 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-38-comptage-varroas-hiver-2011-2012-96163665.html )

Mais est-ce bien nécessaire que les colonies soient très fortes ? On comptera les points à la prochaine visite de printemps.

Quand le froid est là, je me contente d’aller balayer la neige des planches d’envol pour dégager les entrées et surtout sans déranger les abeilles.

Le petit coup sur la ruche pour provoquer et écouter le bruissement des abeilles n’a aucun intérêt : il les stresse et provoque par réflexe un besoin de nourriture.

Les abeilles font partie des rares hyménoptères de la famille des apoïdes à passer l’hiver en colonie, sans hiberner : elles sont toujours actives. Ce n’est pas le cas des guêpes et des frelons dont toutes les ouvrières et tous les mâles meurent en fin d’automne. Seules les jeunes fondatrices se cachent individuellement à l’entrée de l’hiver dans des endroits protégés du froid ou s’enterrent pour rentrer en hibernation complète jusqu’au printemps.

 

Alors avec ce grand froid qui sévit, on espère que cela va freiner la progression du frelon asiatique en Touraine, … pour cette année.

En attendant, nous en profitons pour faire de belles balades en forêt et, pour une fois, nous allons nous montrer en photo, sans la tenue d’apiculteur, mais bien couverts quand même :

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Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0)

Par Henri
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 16:00
Depuis plusieurs années, j’effectue chaque hiver des comptages de varroas pour suivre le degré d’infestation, juger de l’utilité d’un traitement hivernal et contrôler ainsi l’efficacité du traitement d’été.

En plaçant une trappe de comptage graissée sous les planchers aérés, on récupère les déchets de la ruche et les varroas tombés.
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Je commence ces comptages plusieurs jours avant le traitement hivernal afin de dénombrer les chutes naturelles de varroas.

Pour être le plus précis, j’effectue ces comptages tous les matins (sauf indisponibilité).

Voici le tableau de ces comptages avant traitement :
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Comme chaque année, on peut constater que les résultats sont variables d’un jour à l’autre (souvent en fonction de la température du jour précédant le comptage) et très disparates d’une ruche à l’autre, même placées côte à côte.

Les pratiques par sondage, sur peu de ruches et peu de jours, me semblent donc très approximatives.

Ce premier comptage me permet d’obtenir une moyenne journalière des chutes de varroas qui devrait déterminer la nécessité ou non d’un traitement hivernal.

Il est généralement conseillé de le faire à partir de 1 varroa/jour afin de limiter le nombre de varroas à moins de 50 par ruche en hiver.

Bien que seules 4 ruches dépassaient ce seuil, j’ai préféré appliquer le traitement hivernal à toutes car les années précédentes m’avaient prouvé que cette règle ne s’appliquait pas à mon rucher.
 
Le 18 décembre nous avons donc procédé à un traitement par dégouttement d’une solution d’acide oxalique suivant le protocole et les dosages conseillés (nous ne donnerons pas le détail de cette préparation afin d’inciter les apiculteurs qui ne la connaissent pas à aller se former dans un rucher-école où ils auront tous les bons conseils d’utilisation de ce produit, autorisé en apiculture biologique, mais qui peut être dangereux à manipuler).

Dans notre région, la deuxième quinzaine de décembre est la plus propice à ce traitement car c’est la seule période où il n’y a pas de couvain (la reine ne reprenant généralement sa ponte que début janvier) et donc pas de varroas cachés dedans en train de se reproduire (quoique, avec la douceur exceptionnelle de ce début d’hiver, on puisse en douter).
 
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L’acide oxalique (en abrégé A.O.) se trouve à l’état naturel dans de nombreuses plantes (oseille, betterave,…) et les abeilles en ramènent un peu (involontairement ?) en butinant.

Bien dosé dans un sirop, les abeilles vont s’échanger cette nourriture par trophallaxie, en absorber et empoisonner ainsi les varroas qui leur sucent l’hémolymphe.

C’est l’occasion pour Marie-France de retrouver  les sensations et les émotions de son ancien métier d’infirmière en préparant son « chariot » et en manipulant la seringue.

Comme il faut compter 5 ml de solution par intercadre occupé on en profite pour contrôler la force des populations (on ouvre les ruches mais on ne sort pas les cadres).
 
L’effet de ce traitement se prolongeant sur 4 semaines, c’est sur cette durée que j’effectue les comptages de varroas tombés après A.O.  

Voici le tableau de comptage résultant :

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 Premières constatations :
    
- le nombre important de varroas tués, le seuil des 50 varroas est dépassé dans toutes les ruches, sauf une seule.

- globalement, il y en a pourtant moins que l’année dernière :

          - Est-ce parce que la dernière récolte a été faite plus tôt et donc le traitement au thymol fin juillet au lieu de mi-août plus efficace ?

          - J’avais noté que les conditions climatiques avaient été parfaites à ce moment-là pour le thymol.
      
          - Comme d’autres apiculteurs, j’ai aussi constaté plusieurs remérages tardifs cette année, ce qui a pu provoquer des périodes d’absence de couvain bloquant ainsi la reproduction du varroa.

          - Est-ce l'A.O. qui a été moins efficace cette année ? Bien qu'ayant choisi la première journée plus froide, les abeilles volaient encore un peu au moment du traitement.

          - Est-ce le hasard ou la météo ou …  ?

Comme souvent : toujours plus de questions que de réponses, mais l’essentiel est qu’il n’y ait pas de signe de résistance au thymol, … pour l’instant.


Dans un tableau de synthèse je reprends le nombre total de varroas tombés après A.O. (= T) et je le rapproche de la moyenne journalière avant A.O. (= M) pour calculer le ratio T/M et vérifier la règle généralement enseignée : une moyenne journalière de chutes naturelles de 1 varroa correspond à 50 varroas dans la ruche.

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 Depuis plusieurs années que je fais ces comptages, la conclusion dans mon cas, avec mon matériel et ma façon de procéder, est bien différente :
 

- Malgré tout le soin apporté à ces comptages (…et de bonnes lunettes !) je ne peux pas établir de règle mathématique fiable entre la moyenne avant A.O. et le nombre de varroas après A.O. : c’est toujours trop variable d’une ruche à l’autre.
   
- Le ratio T/M est toujours très nettement supérieur à 50. Ainsi cette année il va de 116 à 233 mais l’écart a été beaucoup plus important d’autres années (de 60 à 1000 !) surtout quand il fait très froid avant A.O. (les varroas morts naturellement tombent moins du fait que la grappe d’abeilles est trop serrée).    

- La méthode de comptage des chutes naturelles de varroas n’est donc pas fiable pour déterminer précisément les ruches à traiter ou non l’hiver, sauf cas extrêmes (aucun ou beaucoup de varroas avant A.O.). 

- Après un traitement anti-varroa d’été à base de thymol (APIGUARD® pour ma part, mais un autre apiculteur utilisant APILIFE VAR® en est arrivé à la même conclusion ainsi que les apiculteurs belges du CARI qui utilisent habituellement le THYMOVAR®), un traitement hivernal supplémentaire est nécessaire pour la très grande majorité des ruches.  

Mais un traitement supplémentaire est toujours un traitement de trop pour l’abeille s’il n’est pas nécessaire, et l’acide oxalique n’est pas anodin : il m’arrive de trouver une dizaine d’abeilles mortes après le traitement et l’A.O. aurait tendance à faire diminuer le corps gras de la reine (à vérifier).

On pourrait alors se poser la question autrement : est-ce que la limite de 50 varroas par ruche l'hiver est justifiée? Est-ce que les abeilles (ou du moins certaines colonies) ne tolèreraient pas un taux plus élevé de varroas, et donc : est-ce que ce traitement hivernal est bien nécessaire ?

À cet effet, depuis plusieurs années, je cherche une relation (a priori inverse) entre le nombre de varroas tués, l’hiver, par l’A.O. et la quantité de miel récolté la saison suivante. Résultat : c’est n’importe quoi !
 

Par exemple la ruche n°10, sur laquelle j’avais compté 844 (!)varroas sur les 4 semaines suivant l’A.O. pendant l’hiver 2010/2011, m’a donné 62 beaux cadres de miel au total des 4 récoltes de 2011 mais elle a quand même fini par essaimer en juin (c’est peut-être pour ça qu’elle a beaucoup moins de varroas cet hiver (voir l’article n°34   http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-34-essaimage-naturel-probleme-ou-solution-78870572.html )).

Par ces comptages, j'aurais voulu arriver à une règle permettant d'éviter l'A.O. aux ruches qui n'en ont pas besoin mais je n'y suis donc pas arrivé.

Je reste aussi traumatisé par l'épisode de paralysie aigüe (ou "maladie noire", maladie virale favorisée par le varroa) tombée sur une ruche à mes débuts quand je ne faisais pas ce traitement hivernal (maladie diagnostiquée par l'agent sanitaire et confirmée par les analyses). Le phénomène n'est pas réapparu depuis que je fais ce traitement supplémentaire.

Avec toujours des récoltes de miel très correctes pour un amateur, j’en déduis qu’en associant un traitement d’été au thymol et un traitement d’hiver à l’acide oxalique on peut éviter d’utiliser l’amitraze tant qu’il n’y pas de signes de varroase.

Par contre, au rucher de la vallée de la Dême, nous avons dû revoir notre position suite aux constatations suivantes :
  
          - une récolte de miel très nettement en baisse,

         
- encore plus d’essaimages que d’habitude,

         
- trop d’orphelinages,

         
- et quelques abeilles aux ailes déformées (autre maladie virale favorisée par le varroa).
 
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Cet été, avec Marie-France, nous avons donc décidé de mettre des lanières APIVAR®  (à base d'amitraze) dans ce rucher au lieu des barquettes APIGUARD®.

J’étais aussi très curieux de vérifier, par moi-même, l’efficacité de ce produit très largement préconisé et utilisé en France.

Le rucher étant plus éloigné, je n’ai fait que des comptages après A.O. et plus espacés, mais, comme vous pouvez le voir dans ce tableau, les chiffres sont significatifs :
 
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 Alors que l’APIGUARD® est généralement crédité d’un taux d’efficacité de 85% contre 95 à 97 % pour l’APIVAR®, cette différence, de l’ordre de 10 % seulement, s’est traduite, chez nous, par 5 fois plus de varroas l’hiver du fait de la reproduction exponentielle du varroa.

Moi, qui pourfends à longueur d’articles dans ce blog l’utilisation de l’amitraze, je viens de faire la démonstration de son efficacité (qui n’était plus à faire) et justifie ainsi les raisons qui incitent certaines structures sanitaires ou syndicales à préconiser ce produit : plus simple d’utilisation, plus efficace, un peu moins coûteux.

Ces chiffres expliquent aussi pourquoi des apiculteurs professionnels « bio » (qui n’ont pas le droit d’utiliser l’amitraze) sont amenés à utiliser d’autres techniques plus complexes et pas facilement à la portée d’apiculteurs amateurs.

N’ayant pas que des espaces sauvages dans l’environnement de nos ruchers (mais aussi des cultures classiques, essentiellement céréalières), notre miel ne pourra jamais obtenir la certification « bio », quelles que soient nos pratiques d’élevage, alors pourquoi ne voudrais-je pas utiliser systématiquement les lanières APIVAR® ?

          - L’amitraze est un pesticide, et pour défendre la santé de l’abeille, je me sens plus à l’aise pour critiquer la sur-utilisation des pesticides en général, si, moi-même, je fais des efforts pour m’en passer.

          - Comme cela est déjà arrivé avec d’autres produits (l’APISTAN® par exemple), tout le monde s’attend à voir le varroa finir par être résistant à l’amitraze. Aussi, comme pour la santé humaine et les antibiotiques que l’on est content de trouver quand on est atteint d’une maladie grave, je m’applique le principe : « l’amitraze, c’est pas automatique ! »

De nombreux spécialistes appellent à l’alternance des produits pour éviter l’apparition des résistances, mais il ne faut pas faire croire aux apiculteurs utilisant les lanières que les produits alternatifs actuellement disponibles sont presque aussi efficaces.

En même temps, il leur est souvent préconisé de faire des comptages de varroas : ce qui n’est qu’un doux euphémisme pour faire deviner (sans oser le dire) qu’il faudra faire un traitement hivernal que les instances sanitaires ont toujours du mal à préconiser (l’acide oxalique est en vente libre, pas cher, la solution est préparée par l’apiculteur lui-même, sous sa responsabilité, sans passer par un laboratoire et donc sans AMM).

D’ailleurs, quels que soient les produits utilisés, le Président de notre GDSA (Groupement de Défense Sanitaire Apicole) a bien précisé que, maintenant, le problème du varroa est à prendre en compte toute l’année et pas seulement au moment du traitement d’été, il faut penser à un traitement hivernal éventuel mais aussi, au printemps, à un piégeage sur couvain de mâles.
Voir à ce sujet le blog de notre fidèle lecteur alsacien http://apijj67.canalblog.com/archives/2011/04/22/20952101.html 
ainsi que le document qu'il m'a recommandé
http://www.bas-rhin.chambagri.fr/fileadmin/documents/Elevage/Apiculture/Resultats_essais/Decoupe_du_couvain_male_experimentation_efficacite_CRA_2.pdf


On voit aussi que, malgré l’efficacité des lanières sur les ruches de la vallée de la Dême, qui n’avaient jamais vu d’amitraze, il y en avait au moins une ou deux pour lesquelles le traitement hivernal n’était peut-être pas inutile.

Puisque le traitement d’hiver s’impose de plus en plus quel que soit le traitement d’été choisi, cela devrait faciliter la généralisation d’une politique d’alternance des produits.

La crainte d’apparition de résistance du varroa aux traitements s’applique aussi au thymol, comme ce qui est arrivé à de nombreux apiculteurs professionnels italiens (voir "Abeilles & Cie" n° 141 page 22) qui ont opté depuis longtemps pour une combinaison de thymol et d’A.O. (en sublimation).

Ils en seraient arrivés à faire jusqu’à 12 traitements par an et à pratiquer une mise en cage de la reine pour arrêter la ponte et avoir au moins un traitement plus efficace.

Ils pensent qu’il ne faut, maintenant, pas plus de 10 varroas pour qu’une ruche puisse redémarrer.

Ce serait dû à un affaiblissement des abeilles face au varroa en combinaison avec d’autres facteurs environnementaux (dont les pesticides).

Mais que penser de l’impact des traitements eux-mêmes ?
 
Ouf ! On n’en est pas là !

Il est probable qu’ils aient utilisé le thymol sous d’autres formes comme par exemple en dilution dans l’éthanol (d’où l’effet « flash » démontré par M. Ganachaud) ce qui n’a rien à voir avec les produits disposant d’une AMM que nous propose le GDSA, peut-être moins efficaces mais plus sécurisants.

Mes chiffres et mes conclusions n’ont pas de valeur scientifique car basés sur un nombre trop faible de ruches, et je dois bien commettre quelques erreurs, mais je les diffuse pour alimenter la réflexion de chacun et je suis très intéressé par vos réactions et vos propres constatations.

P.S. : Petits rappels à destination des consommateurs de miel :

Tous les traitements cités précédemment sont effectués  en l’absence des hausses, donc du miel récolté pour vous. Les dosages sont infimes car leur but est de détruire les varroas … mais pas les abeilles !

Les maladies des abeilles ne sont pas transmissibles aux êtres humains et ce ne sont pas elles qui déforment les ailes de votre voiture !

Merci de votre attention, et … à bientôt sur :

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Henri


(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0)
 
Par Henri
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 14:30
L’automne a commencé par de très belles journées que l’été ne nous a pas offertes.
Avec du soleil et de la chaleur on pourrait s’attendre à une grande activité de nos avettes, surtout qu’avec les quelques pluies d’août, il y a encore de belles fleurs à butiner comme ce petit trèfle blanc :
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Pourtant au rucher, c’est souvent calme :
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Il fait sec et nous sommes en pleine préparation d’hivernage des colonies : les abeilles d’été meurent et les abeilles d’hiver, qui commencent à naître, sont trop jeunes pour aller butiner.  
C’est l’occasion de répondre à la question qui nous est souvent posée :
 
« Combien de temps vit une abeille ? »
 
Eh bien, ce temps de vie n’est pas le même pour toutes. Pour faire simple et vous donner un ordre de grandeur, disons que :
 
- Les ouvrières naissant au printemps et au début de l’été vivent de l’ordre d’un à deux mois.
 
- Les ouvrières naissant à l’automne vivent de l’ordre de 6 mois et sont physiologiquement différentes avec un corps gras plus développé.
 
- La reine peut vivre jusqu’à 5 ans et exceptionnellement plus, mais cette durée de vie serait en diminution.
 
 
Si au printemps et au début de l’été une colonie peut compter de l’ordre de 60.000 abeilles avec un taux de renouvellement rapide (la reine peut alors pondre jusqu’à 2.000 œufs par jour), en hiver il ne reste qu’environ 10.000 abeilles avec un renouvellement très faible (la ponte de la reine ralentit fortement pouvant s’arrêter complètement de courant décembre à début janvier suivant les températures extérieures.
 
La bonne santé de ces abeilles d’hiver est donc primordiale pour la survie de la colonie. Il nous faut donc les aider à lutter contre les varroas (voir article n° 20 : http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-20-varroa-destructor-57711356.html ) qui leur sucent l’hémolymphe (= le sang des insectes) et favorisent la transmission de certains virus comme celui des ailes déformées qui a atteint cette jeune abeille :
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L’espérance de vie de cette abeille est nulle et elle sera rejetée de la ruche comme toutes les abeilles malades ou mourantes. Une abeille saine, mourant naturellement, essaiera de s’éloigner elle-même de la ruche s’il ne fait pas trop froid. Sinon son cadavre sera évacué par les nettoyeuses au premier radoucissement.
 
Personnellement, pour lutter contre le varroa, je continue de préférer, par principe,  un produit à base de thymol à un produit à base d’amitraze. Ainsi, après la dernière récolte de miel d’été faite cette année fin juillet, j’ai mis deux barquettes d’APIGUARD espacées de 15 jours.
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À ce sujet, j’ai appris par la revue « Abeilles et Cie » de juillet-août 2011 que l’association des apiculteurs slovènes (7.300 apiculteurs) avait aussi choisi ce produit, associé à un traitement d’hiver à l’acide oxalique. Les membres du CARI, qui édite cette revue en Belgique, appliquent aussi un traitement  au thymol en été et un à l’acide oxalique en hiver.
 
La revue « L’Abeille de France » n° 983 de septembre 2011 rapporte une étude des apiculteurs du Jura suisse (5.023 colonies étudiées). Ils utilisent le thymol (APIGUARD, APILIFEVAR, THYMOVAR) ou l’acide formique en été, puis, pour 80% d’entre eux, l’acide oxalique en hiver.
 
En effet, avec les comptages de varroas que je fais en hiver, il m’est apparu qu’un traitement complémentaire hors couvain était nécessaire. C’est d’ailleurs, ce que m’avait recommandé un animateur du rucher-école respectueux de mon choix de ne pas vouloir utiliser de lanières à l’amitraze alors qu’elles sont toujours largement préconisées en France.
 
Ceci dit, le thymol n’est pas une panacée non plus : son efficacité est moindre et dépend des températures extérieures, il s’imprègne aussi dans les cires et des résistances seraient aussi apparues.
 
Certains apiculteurs professionnels « bio » préfèrent d’ailleurs n’utiliser que des acides (formique et/ou oxalique) bien que le thymol soit autorisé en apiculture biologique (mais pas l’amitraze).
 
Pour revenir à notre petit trèfle blanc :
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Voilà une bonne façon d’agrémenter utilement vos pelouses. Vous offrirez ainsi un excellent nectar à toutes les abeilles à condition de faire attention en passant la tondeuse. Les butineuses sont complètement absorbées par leur tâche et ne s’éloignent pas au bruit de l’engin.
 
(Attention aussi aux piqûres pour les jeunes enfants jouant dans la pelouse ou ceux qui marchent pieds nus (ou en nu-pieds : n’est-ce pas Olivier !))
 
C’est aussi sur ce trèfle que je les ai le plus facilement photographiées :
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Tiens, d’un coup, une grande effervescence à la ruche n° 10 :
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En vidéo :
 
   
 
Ce ne sont pas des butineuses qui reviennent du trèfle, c’est un «soleil d’artifice» (voir article n°8 :  http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-8-le-soleil-d-artifice-ou-comment-les-abeilles-retrouvent-leur-ruche-47368860.html ) de jeunes abeilles qui font leur vol de reconnaissance : ma «Ferrari», après avoir essaimé, a réussi la relève de la reine et élève ses abeilles d’hiver : le printemps prochain se prépare déjà.
 
 
Merci de votre attention, et … à bientôt sur : 
 
Henri 
 
Par Henri
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 12:00

Dimanche 25 septembre 2011 au Parc de la Gloriette :

 

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Pour cette grande manifestation annuelle, Jack LAMAMY, Président des «Amis des Abeilles» (http://www.lesamisdesabeilles.fr/), nous dit :

 

« …  Nous avons fait le choix, cette année, de privilégier les présentations de l’abeille et de son milieu. Dans un système apportant toutes les garanties de sécurité, nous avons prévu d’ouvrir une ruche occupée par ses habitantes et d’inviter le public à la découverte du monde de l’abeille. Les différents individus composant la colonie : ouvrières, faux-bourdons, et bien sûr, la reine vous seront présentés. Les cadres de cire remplis de miel, de  pollen et recouverts d’abeilles seront offerts aux flashs des appareils photos pour le plaisir des petits et des grands.

 

Nous avons également sollicité nos adhérents pour réaliser un grand jardin mellifère afin de présenter la flore de notre département particulièrement intéressante pour nos abeilles.

 

Au cours de cette journée, le public pourra déguster les différents miels exposés par nos apiculteurs, mais également participer à un mini-stage de découverte des goûts des miels,  ...mini-stage animé par « CQFDégustation »,  l’Institut du Goût de Touraine.

 

Diverses autres activités seront proposées tout au long de cette journée, activités toujours en relation avec l’abeille, l’apiculture et la nature.

 

Cette grande manifestation publique clôture la saison apicole. Elle est un lieu de rencontres avec les  apiculteurs et  c’est l’occasion, pour nous, de transmettre notre savoir, notre métier et notre passion à un public de tous âges désirant connaître ce monde bien particulier des abeilles, source de vie de notre planète… »

      

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Bonne fête aux abeilles et … à bientôt sur :

 

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Henri

 

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0)

Par Henri
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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 16:00

Je suis tombé par hasard sur un article traitant de l’influence du réseau Hartmann sur le comportement des abeilles (voir :   http://www.apimarne.fr/ ).

 

Je me suis empressé de ressortir mes baguettes de sorcier,

 … non : de sourcier (pardon, je n’aurais pas dû aller voir le dernier Harry Potter) du fond du tiroir pour aller vérifier les deux affirmations :

 

1 – Les ruches situées sur des nœuds du réseau Hartmann seraient plus agressives.

2 - Les essaims aimeraient se poser sur des nœuds du réseau Hartmann.

 

 

Mes compétences et connaissances en géobiologie sont très limitées, mais, comme pour l'apiculture, j'ai plaisir à vous faire partager notre vécu et nos expériences.

 

 

Qu’est-ce que le réseau Hartmann ?

Si la notion de champ magnétique terrestre est bien connue de tout le monde, on connaît moins sa distribution sur la surface et les réseaux géomagnétiques générés.

Pour répondre à cette question, j’ai ressorti du fond de mon armoire le « Traité de Géobiologie » de Bernard BADONNEAU (urbaniste), Benoît LAFLÈCHE (géobiologiste et auteur d’un guide pratique de l’apiculteur amateur), Roland Richard MARTIN (architecte), et Jacques PEZÉ (Médecin expert en homéopathie) aux éditions de l’AIRE.

Ils nous disent :

« Considérons un terrain homogène dans sa composition souterraine, l’énergie émise à la surface n’est pas distribuée régulièrement, ni même au hasard comme pourrait l’être une poignée de limaille de fer sur du papier blanc.

Suivant la loi de la dynamique des fluides se rapportant aux oscillations dans les milieux fluides, la distribution est du type oscillatoire, elle comporte des ventres et des nœuds dans un quadrillage géométrique théoriquement régulier. Nous retrouvons l’image de l’organisation de la limaille de fer due à la distribution des lignes des flux magnétiques.

La densification de l’énergie (ce qui correspond aux nœuds pour une corde vibrante) est maximale sur les bandes et encore plus sur les croisements du quadrillage. La dépression de cette énergie existe à l’intérieur des bandes quadrillées en forme de rectangle. Ces dépressions d’énergie correspondent aux ventres de la corde vibrante. »

 

Plusieurs chercheurs, dont le Docteur PEYRE en France dès 1937, ont établi l’existence de ces quadrillages. Le plus connu est celui de l’allemand HARTMANN qui a établi en 1950 qu’un quadrillage orienté nord-sud et est-ouest avait des mailles rectangulaires de l’ordre de 2 mètres sur 2,5 mètres avec des bandes de 21 centimètres de large.

Ce quadrillage est communément appelé « réseau HARTMANN » ou « réseau H ».

 

 

Comment fonctionnent mes baguettes ?

Voici mes baguettes :

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Il s’agit de baguettes de détection appelées aussi « antennes parallèles ».

Elles sont constituées d’une tige coudée en métal (laiton ?) mobile dans une poignée.

On inspecte un terrain ou une pièce en les tenant légèrement penchées en avant, donc parallèles par la simple gravité.

 

À certains endroits elles vont bouger en :

- se rapprochant jusqu’à se croiser (passage sur un courant (eau, canalisation, électromagnétisme,…)

- s’écartant pour se tourner le dos (passage sur une faille géologique)

- se mettant à tourner comme un hélicoptère dans un sens de rotation pendant un certain temps puis dans l’autre sens (cheminée magnétique : emplacement apprécié des fourmilières).

 

J’aime bien cet outil du petit géobiologiste car ces antennes sont très sensibles (je ne me crois pas doté de dons de magnétiseur et une baguette de coudrier n’a jamais tourné dans mes mains).

 

Pour le réseau Hartmann, j’ai l’habitude de le détecter en n’utilisant qu’une baguette. Mais il est plus communément recherché par les géobiologistes avec un outil spécifique : le lobe-antenne.

 

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Pour les besoins de cet article, je viens donc d’en acheter un, ça fera plus sérieux, surtout si d’autres apiculteurs du coin me demandent d’aller vérifier leur emplacement de rucher.

 

Première expérience : la ruche agressive

 

Marie-France me propose d’aller à son rucher car elle a une ruche plus agressive que les autres.

Arrivés sur place, quand je lui demande « Laquelle c’est ? », elle me répond : « Eh bien : trouve-la avec tes baguettes ! ».

Je parcours le rucher avec ma baguette. Il n’y a qu’une ruche qui se trouve sur un nœud du réseau Hartmann :

 

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BINGO : c’est bien celle-ci !

Bon, d’accord, je savais, avant de chercher, laquelle c’était. Et ça faisait un moment que je l’avais à l’œil : je craignais qu’elle soit malade ou orpheline. Mais non : elle allait toujours bien. Serait-ce donc la faute à Hartmann ?

 

Alors, après la dernière récolte de miel, nous sommes revenus pour la déplacer d’environ 50 cm comme je l’avais fait pour le lit de Sacha quand, petit, nous le trouvions tous les matins par terre (mes baguettes avaient signalé un courant de quelque chose juste à cet endroit : il n’est plus jamais retombé du lit).

 

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Quelques jours plus tard, lors d’une nouvelle visite du rucher, on a eu l’impression qu’elle était moins agressive (autosuggestion ou réalité ? … à suivre).

 

Deuxième expérience : la branche favorite des essaims

 

À quelques mètres en dessous du rucher de la Huberdière, il y a une branche sur laquelle viennent se poser plusieurs essaims chaque année.

 

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À moins de 2 m de haut, avec un accès que je maintiens dégagé, c’est idéal pour les récupérer :

 

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Ce n’est souvent que l’étape temporaire du regroupement de l’essaim avant son envol vers sa destination finale. Aussi, en période d’essaimage, je passe régulièrement dans l’après-midi ou en fin de soirée. Je reconstitue ainsi facilement notre cheptel.

Jusqu’à présent je pensais que c’étaient les phéromones laissées par les premiers essaims qui attiraient les suivants mais y aurait-il une autre explication ?

 

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Ma baguette de détection et le lobe-antenne récemment acheté le confirment :

 

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le point d’accroche de la plupart des essaims, en plus d’être au départ d’une branche secondaire (situation classique pour un essaim),  est aussi, pile-poil, sur un nœud du réseau Hartmann !

Mais certains essaims, comme celui des photos précédentes, s’accrochent à d’autres endroits de la branche.

 

Conclusion :

 

Le réseau Hartmann pourrait donc bien avoir une influence sur les abeilles.

Dans le traité de géobiologie cité précédemment, on peut trouver différentes implications des phénomènes géobiologiques sur les êtres vivants et concernant les abeilles :

 

« Des apiculteurs se sont aperçus que le rendement des abeilles était 3 fois supérieur lorsque la ruche se trouvait en zone géopathogène. Toutefois les abeilles en subissent les conséquences, n’ayant pas la maîtrise de l’emplacement de la ruche. Il reste à espérer que l’apiculteur sache travailler en connaissance de cause, et replacer la ruche en zone neutre pendant l’hiver, afin d’éviter que les abeilles ne meurent. »

 

 

Cela mériterait d’être vérifié plus statistiquement sur un grand nombre de ruches (la ruche de Marie-France ne produit pas 3 fois plus et a bien survécu à plusieurs hivers). Comme pour beaucoup de choses : il n’y a pas qu’un paramètre à prendre en compte, mais rien n’empêche d’agir sur chacun d’eux quand on en a connaissance.

 

La géobiologie est aussi un bon moyen d'amuser la galerie, comme l'apiculture lorsque nous racontons nos histoires de vol nuptial de la reine ou de fonction des mâles dans la ruche. Ainsi, mon ami Richard adore me faire parler du réseau Hartmann en fin de repas, il en est toujours plié de rire. Il faut dire qu’avec tous les logements qu’il a fait construire dans son métier, il avait d’autres soucis que d’en tenir compte.

Je suis déjà arrivé à le déguiser en apiculteur :

 

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Mais je rêve de lui faire arpenter la campagne avec le lobe-antenne dans les mains à la recherche du réseau Hartmann : ça promet une bonne partie de rigolade !

Pour se conforter dans son attitude strictement technique, il peut aller sur wikipédia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9obiologie_(radiesth%C3%A9sie)

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_Hartmann

 

où il lira que :

 

« La géobiologie est constituée de nombreuses affirmations non prouvées selon les critères scientifiques et, pour cette raison, elle est qualifiée de pseudo-science. »

 

 

Je pourrai aussi lui raconter les échecs des sourciers venus conseiller mon père pour creuser un puits (deux forages différents, bons à reboucher, alors que la commune fera un captage d’eau 100 m plus bas !). La bande de gamins que nous étions avait beaucoup ri en voyant un des sourciers « communiquer » avec son pendule pour donner la profondeur exact du puits (mais pas une goutte d’eau à cette profondeur, ni en dessous !).

 

 

Tout est donc à prendre avec des baguettes, … ou des pincettes : à vous de choisir !

 

Merci de votre attention, et … à bientôt sur :

http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com

Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0)

 

Par Henri
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