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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 11:50

« Mai, le joli mai… »

« En mai, fais ce qu’il te plaît ! »  

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Chez les abeilles aussi, le dicton fonctionne.

En mai, l’apiculteur lui, ne fait pas ce qui lui plaît : il trime pour faire ce qu’il y a à faire. Henri nous a parlé de la laborieuse récolte du miel de printemps (cf article n°13). Mais c’est qu’en plus, nos blondinettes se croient tout permis et nous font courir.

En mai, les filles ont la fièvre…la fièvre d’essaimage, c’est le nom.

Essaimer signifie : se diviser pour aller gagner de nouveaux territoires et perpétuer ainsi l’espèce.

Ce processus d’extension-appropriation est naturel mais pas toujours du goût de l’apiculteur car nous sommes des éleveurs et comme tous les éleveurs, on aime bien garder et faire fructifier ce que l’on élève.

Quand les abeilles ont la fièvre d’essaimage, nous sommes fébriles aussi.

Mais avec un peu d’humilité et de philosophie, nous pouvons accepter et même aussi profiter du phénomène.

Rappelez-vous : à la visite de mars, on constate des cadres remplis de couvain. Les colonies grossissent, préparent leurs bataillons de butineuses aux premières récoltes de nectar.

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En avril, les mâles naissent (voir article n°11), ce qui veut dire que de jeunes reines peuvent être élevées par la colonie, fécondées ensuite en vue de prendre la relève.

Seulement, dans une colonie, il ne règne qu’une reine. Si la vieille reine est morte de sa belle mort ou perçue en fin de vie par ses ouvrières, les abeilles vont décider d’en élever une nouvelle. Dans sa cellule royale,

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la jeune larve va recevoir la nourriture suprême : la gelée royale. C’est cette nourriture exceptionnelle qui fera la différence pour obtenir une reine plutôt qu’une ouvrière. Au départ, l’œuf est le même. C’est toujours cette gelée royale qui fera que la reine sera finie à 16 jours contre 21 jours pour une autre abeille. Entre le 5ième et le 15ième jour après sa naissance elle pourra faire son premier vol : le vol nuptial au cours duquel elle sera fécondée par les faux-bourdons (voir l’article n°11). La jeune reine deviendra donc la nouvelle mère de la colonie qui va ainsi perdurer.

Si la vieille reine n’est pas morte et pas encore complètement décatie et qu’un certain nombre de conditions sont réunies (forte population, manque de place, exposition chaude de la ruche, floraisons abondantes…) les abeilles décident d’élever une jeune reine et de faire partir la vieille reine avec un grand nombre d’entre elles (la moitié de la colonie environ soit 15000 abeilles). Certes détrônée mais aussi élue pour gagner de nouvelles contrées et pour perpétuer la race.

Celle-ci est parfois peu alerte : abdomen lourd avec tous ses œufs qui y restent et manque d’exercice depuis plusieurs mois voire années selon son âge. Quand la fièvre d’essaimage commence, les ouvrières la préparent au grand départ : elles lui font faire de l’exercice forcé. En lui mordillant les pattes, elles l’obligent à courir sur les cadres pour se dégourdir un petit peu en prévision du grand voyage.

La fièvre d’essaimage se perçoit lors de notre visite quotidienne au rucher. Les mâles volent bruyamment devant les planches d’envol, ça ronfle dans les chaumières, il y a beaucoup d’agitation devant les ruches, et les ruchettes pièges sont beaucoup visitées par les éclaireuses qui cherchent un nouveau logis où conduire l’essaim qui partira.

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Beaucoup d’agitation mais pas beaucoup de travail productif, au grand dam de l’apiculteur.

Nous aussi, ressentons la pression qui monte. Nous sommes en permanence les oreilles aux aguets, ressentons le moindre degré de température supplémentaire qui va les tenter pour aller faire un « petit tour ». 

Il est midi, l’heure de quitter le jardin. Mais qu’est-ce donc cette clameur montant tout droit du rucher ? Nous nous précipitons pour être aux premières loges.  Que constatons- nous ? Beaucoup d’agitation devant telle ruche et puis tiens, il n’y a plus personne dans la hausse ! Cela veut dire qu’elles sont toutes redescendues dans le corps de ruche pour se rassembler et pour se gorger de miel avant le grand départ.

Le soleil perce à travers les nuages. Le vent s’est apaisé un peu (voire pas du tout cette année). Le bourdonnement des mâles devant la ruche fugueuse s’intensifie. D’un coup c’est la moitié de la colonie qui sort de la ruche par la porte et la vieille reine est aspirée dans le mouvement. Elles forment un nuage qui s’élève dans les airs : c’est l’essaim. Il s’élève, avance en zigzag. L’organisation complexe ne tient rien du hasard.

La vieille reine, souvent lourde et impotente ne va pas réussir à s’envoler et reste sur la planche d’envol ou tombe lourdement devant la ruche. Nous voyons l’essaim qui fait quelques mètres, s’aperçoit que la reine n’a pas suivi. Il décide de faire demi-tour et revient à la ruche. Il retentera une autre sortie dans quelques heures vraisemblablement. Peut-être la reine a-t-elle encore droit à une séance de gym avant la deuxième tentative.

Nous avons été souvent surpris de voir les abeilles s’envoler, se poser massivement sur le pré et rentrer à la maison aussi vite qu’elles en étaient sorties. La manœuvre ne  dure pas plus de 10 minutes. Si nous n’étions pas postés là à observer : rien n’y paraîtrait plus, ni vu, ni connu.

Généralement, l’essaim parvient avec la reine à faire quelques mètres et fait une première halte sur un pieu ou une branche à proximité du rucher.

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Il y reste parfois quelques heures seulement ou plus d’une journée. Parfois, le temps d’aller chercher  le matériel de capture et nous revenons pour constater que tout le monde est parti.

En principe, nous attendons les heures moins chaudes de la fin de soirée pour intervenir. Il y a autant de façons de cueillir un essaim que d’essaims. Et la partie n’est jamais gagnée : il faut parfois rivaliser d’imagination avec  les coquines pour y arriver. Pas rare de passer une heure à les faire rentrer dans une ruchette et de constater le lendemain matin qu’elles ont déjà pris la poudre d’escampette car les éclaireuses ont choisi un autre logis.

Voici déjà quelques essaims que nous avons eus à capturer chez nous ou chez d’autres personnes qui nous ont appelés. C’est à chaque fois une aventure, parfois sportive, parfois dangereuse, ou encore « trop facile ». Nous pratiquons généralement à deux, c’est plus facile et tellement plus excitant ! Chacun y va de sa technique et des paris sur l’aboutissement de celle préconisée par l’autre.

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Cet essaim est très haut dans l’arbre au-dessus du rucher.

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Henri sort la grande échelle, grimpe avec la ruchette et la maintient à bout de bras au risque d’être déséquilibré à un moment donné. Il secoue la branche au-dessus de la ruchette ouverte. Le plus gros de la grappe tombe dedans mais ressort immédiatement : la reine a dû rester sur la branche. Les abeilles y retournent et se perchent encore plus haut. Nous abandonnons la partie pour l’instant. Le lendemain, l’essaim repart et va directement trouver logis en la ruchette placée sur l’écurie des ânes. Elles ont gagné et nous aussi !

 

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Cet essaim :

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n’est pas allé plus loin que le pieu d’en face les ruches. Nous les rentrons en fumant. Elles rentrent directement par la porte, cela augmente les chances qu’elles y restent. L’essaim restera et servira à renforcer une colonie faible.

Cet essaim :

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s’est installé sous les tuiles d’un vieux toit : Henri démonte tuiles et rayons de cire qu’elles ont déjà construits car à cette période de l’année les cirières sont très actives et construisent des rayons en des temps record. Nous récupérons de la charpie de couvain, d’abeilles, de miel…inutilisable. Mais nous laissons un toit en état et débarrassé de ses hôtes : plusieurs heures passées et attendons toujours le remerciement du propriétaire : nous n’acceptons plus de capturer les essaims sous toiture.

Cet essaim :

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très gros est accroché dans la haie près du rucher. Nous allons secouer le gros de la grappe sur la ruchette puis la poser par terre sur un drap.

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Un deuxième secouage les fait tomber sur le drap, les rabatteuses font leur travail et appellent les autres à rentrer en levant l’abdomen pour découvrir la glande de Nasanov qui va libérer la phéromone de rassemblement. 

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Vidéo des rabatteuses en plein travail :

Elles rentrent en rangs serrés dans la ruchette où la reine est tombée par chance tout de suite dedans. La ruchette sera placée à l’ombre puis changée d’endroit. C’est un bel essaim qui a construit très vite et a pu être enruché rapidement avec une reine qui pond déjà.

 

Cet essaim :

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(photo prise par Renaud)

est arrivé un bel après-midi dans une jolie propriété de Touraine. Il veut s’installer dans la cheminée. La propriétaire nous appelle pour la débarrasser de ces visiteuses. Nous lui préconisons d’allumer tout de suite du feu dans sa cheminée et cela les fait fuir. L’essaim se regroupe sur une jeune branche de marronnier qui ploie sous son poids impressionnant. Sans doute 2 ou 3 essaims en un. Il faudra une grande ruche avec une hausse pour le loger intégralement.

 

Nous pourrions vous raconter encore beaucoup d’histoires d’essaims. L’heure est maintenant à l’enruchement des nouveaux essaims et aux fusions avec les ruches faibles. Cela fera l’objet de prochains articles.

Merci de votre fidélité et …

… à bientôt sur http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com

Marie-France

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html ) 

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 21:41

Que la campagne était belle les matins des 14 et 15 mai  avec ses prairies toutes blanches de gelée !

Oui, mais, chez nous (nord de la Touraine), sous cette belle gelée blanche, il y avait de la gelée noire.

Si vous ne connaissiez pas ce terme de « gelée noire », vous comprendrez son nom en regardant ses conséquences :

Sur les jeunes fleurs de la vigne :

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… sur les jeunes pousses des pommes de terre :

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                     … et des dahlias :

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… et sur les plants de tomates (repiqués avant les saints de glace !) :

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Même les nouvelles pousses des lauriers de la haie de notre voisin en ont pris un coup.

Avec le retour du froid, après une période de bon butinage sur les fruitiers et merisiers sauvages, cela faisait déjà plusieurs jours que l’on se demandait s’il ne fallait pas anticiper une récolte du miel de printemps.

Mais l’aubépine (dite aussi « épine blanche » ou encore «le mai») commençait tout juste à fleurir :

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Des champs de colza étaient encore en pleine floraison et on nous avait toujours dit qu’il fallait attendre que le miel soit bien operculé pour le récolter.

Alors on continue de tergiverser jusqu’à ce qu’on lise dans la revue Abeilles & Cie n° 135 page 7 :

« … La récolte devra probablement se faire en plusieurs étapes car, comme vous le savez, il n’est pas bon de laisser des hausses trop longtemps sur les ruches au printemps, surtout en présence de miel de colza ou de pissenlit. Lors des nuits froides, les réserves refroidissent et elles commencent à cristalliser. On peut se dire qu’après trois jours sans apport significatif, le miel est mûr, operculé ou pas, et il demande à être récolté même si cela ne concerne que quelques hausses. Sans cela, lors de la récolte, vous aurez de gros cristaux dans votre miel et de nombreux problèmes lors de l’extraction et du filtrage…. »

Alors là : branle-bas de combat, il faut faire vite.

On récolte tout ce qui peut l’être :

BLOG1306(Merci à Christian pour son aide dans l’urgence)

 

BLOG1307Mais il est trop tard : le miel est effectivement en partie cristallisé :

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Après le passage dans l’extracteur, il en reste beaucoup dans les hausses.

Les filtres sont vite obstrués : c’est la galère !

Voilà encore le résultat d’une erreur de débutant, et on se jure de ne pas s’y faire reprendre.

Le problème en apiculture c’est que pour corriger une erreur, il faut attendre l’année suivante, … et l’année suivante les conditions météo sont différentes donc on en fait de nouvelles !

Comme me l’avait dit un jour un apiculteur très expérimenté : « En apiculture : on est toujours débutant ».

Les hausses ont été remises sur les ruches avec leur miel cristallisé et vont ainsi être d’un bon apport pour relancer les colonies.

Nous ferons une nouvelle récolte de miel avant la floraison des châtaigniers pour être sûrs qu’ensuite notre miel de forêt reste toujours très typé.

La bonne nouvelle dans tout ça c’est que ce premier miel de printemps est vraiment excellent : fin et très fruité (certains lui trouvent un goût de « pêche »), une saveur qu’on ne lui avait pas encore trouvée et qui va nous remettre du baume au cœur.

Merci de votre attention et …

… à bientôt sur http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com

Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html ) 

 

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 19:13

Depuis plusieurs jours je trouve des abeilles mortes devant une ruche, j’en vois traînantes dans les herbes, certaines tremblantes.

La mortalité n’est pas énorme, ni fulgurante, mais permanente.

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Cette colonie qui n’a déjà pas été très performante l’année dernière, ne se développe pas comme les autres.

Il va falloir prendre une décision.

Je refais une visite complète de la ruche :

- il n’y a pas de mauvaise odeur,

- il y a 5 cadres de couvain. Il n’est pas parfaitement homogène mais on ne peut pas dire qu’il soit en mosaïque,

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- les opercules du couvain ne sont pas affaissés. Je vérifie par le test de la brindille enfoncée dans des alvéoles de couvain qu’il n’y a pas de phénomène de « larve filante » :

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- il n’y a pas de traces de diarrhée,

- le couvain de mâles est bien groupé en bordure du nid à couvain,

- la population reste faible,

- alors que les autres ruches sont en train de remplir leur hausse, celle-ci n’arrive pas à stocker du miel,

- précédemment j’avais vu qu’il n’y avait pas un nombre anormal de varroas sur la trappe de comptage.

La mortalité étant insuffisante pour pouvoir espérer faire faire des analyses : il faut que je prenne une décision.

Je reprends mes livres et mes notes prises en formation pour confronter les symptômes constatés avec ceux des différentes maladies possibles.

Je me dis que :

- si c’est de la nosémose (possible même en absence de diarrhée) et/ou de la paralysie chronique : il n’existe pas de médicaments autorisés : il faut éliminer cette colonie.

- cette colonie risque d’essaimer et donc de propager ses problèmes : il faut l’éliminer.

- cette colonie va lâcher dans la nature des mâles d’une lignée inintéressante : il faut l’éliminer.

- c’est une non-valeur au sens apicole : il faut l’éliminer pour récupérer la ruche et pouvoir héberger une nouvelle colonie saine (il y aura bientôt des essaims à attraper).

- par respect des autres apiculteurs du secteur : il faut l’éliminer.

Maintenant que je me suis « intellectuellement » convaincu de la décision à prendre, il va falloir passer à l’acte et ça c’est vraiment un très triste moment : tuer ses abeilles que l’on bichonne à longueur d’année : dur, dur. (Que doit être la détresse des éleveurs de bovins quand on leur fait abattre leur troupeau pour cause de maladie de la vache folle !)

Alors au petit matin, avant que les abeilles ne sortent, je les enferme et emmène la ruche à l’écart.

J’allume une mèche de soufre sur un support métallique que je dépose sur les cadres et referme la ruche.

J’entends leur bruissement monter dans les vapeurs du gaz mortel, puis redescendre doucement et un silence de plomb me tombe dessus.

Il faut dominer l’émotion et s’atteler à la désinfection.

Je fais un grand trou dans lequel je brûle tous les cadres et cadavres puis je le rebouche avant que des pilleuses ne viennent s’intéresser à d’éventuels résidus.

Je passe l’emplacement initial de la ruche à la flamme du désherbeur thermique.

L’intérieur du corps de ruche est passé au chalumeau, gratté, repassé au chalumeau.

L’extérieur sera aussi nettoyé, gratté, flambé puis repeint.

Le plancher plastique est nettoyé puis mis à tremper plusieurs heures dans de l’eau de javel.

Le lendemain je lis dans « Abeilles et Fleurs » d’avril n° 715  que plusieurs cas de mortalité ont été signalés en Touraine et que cela pourrait être une conséquence de l’autorisation de mise sur le marché du CRUISER® et du PROTÉUS®.

On sait aussi maintenant par l’étude publiée par l’INRA d’Avignon (voir notre newsletter n° 4) qu’il existe une  interaction toxique entre les microsporides (Noséma) et les insecticides néonicotinoïdes.

Je vais jeter un coup d’œil aux champs de colza voisins de la Huberdière : bien qu’ils soient en pleine floraison, il n’y a pas un seul insecte (abeilles, mélighètes, ou autres).

Mais :

- il fait sec et le nectar ne monte pas dans les fleurs,

- il n’a pas plu depuis plusieurs semaines et les produits de traitement pulvérisés sur les colzas n’ont pas été lessivés : ça ne doit pas être attractif pour nos abeilles,

- cela fait plusieurs années que l’on constate que les abeilles ne vont pratiquement plus sur les champs de colza (tant pis pour la quantité, tant mieux pour la qualité du miel de printemps).

Je dois aussi me demander : « quelle erreur ai-je pu commettre dans la conduite de mon rucher ? ».

Comme c’est la première année qu’il m’arrive un phénomène de ce type, je pense au fait que c’est aussi la première année où je n’ai pas eu à nourrir les abeilles à la sortie de l’hiver puisque les réserves étaient suffisantes suite à un nourrissement un peu plus important à l’automne comme conseillé par Jos GUTH. Comme l’hiver a été particulièrement froid et long, aurais-je du pratiquer un nourrissement de stimulation au sirop comme certains l’ont préconisé ? Mais les autres colonies s’en sont bien sorties sans ça.

En fait, aurais-je du déjà intervenir sur cette ruche à la fin de l'été dernier? C’est bien connu depuis longtemps : il ne faut hiverner que des colonies fortes.

Les organismes plus faibles résistent moins bien aux agressions externes et sont aussi plus sensibles aux maladies.

Il faut aussi relativiser le problème : 10 % de perte en sortie d’hiver, c’est banal (la moyenne nationale a tendance à s’approcher des 30% et de  50% ou plus dans certains secteurs).

En attendant, pour l’heure, les autres colonies vont bien et on peut garder l’espoir qu’elles nous apportent des moments plus heureux.

Dans quelques jours elles vont trouver un excellent pollen sur les nombreux chênes environnants qui va naturellement les redynamiser.

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Et les érables champêtres des haies vont aussi fournir pollen et nectar.

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Merci de votre attention et …

… à bientôt sur http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com

… pour un article, je l’espère, un peu plus gai.

Désolé pour la tristesse de celui-là mais cela fait partie des émotions que l’apiculture nous procure.

Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html ) 

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 10:15

Nous vous avons déjà présenté les habitantes de la ruche : la reine qui est la mère de la colonie et les ouvrières qui sont ses filles. Les ouvrières remplissent toutes les tâches domestiques : nourrir le couvain, nettoyer l’habitat, faire les courses (eau, pollen, nectar), chauffer, ventiler. Aux côtés de ces dames vivent aussi les mâles appelés faux-bourdons.

Ces derniers sont reconnaissables à leur plus grande dimension, à leurs gros yeux (munis de 7000 à 8500 facettes qui leur confèrent un champ de vision très étendu), à leur abdomen « rectangulaire » et au bruit qu’ils font en volant.

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Le faux-bourdon n’a pas d’aiguillon, donc il ne pique pas. Henri dirait : « de toute façon, les garçons, c’est plus gentil !! ». Il (le faux-bourdon bien sûr !) a par contre,  bien cachés, les attributs de son sexe : testicules et pénis.

Les mâles sont issus des œufs non fécondés de la reine (étrange, non ? Ce phénomène s’appelle la parthénogénèse). Ces œufs ont été placés dans des alvéoles dont les opercules sont proéminents et bombés. Nous en avons normalement observés lors de la visite de printemps à la périphérie du cadre de couvain.

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Plus tard dans l’été, les mâles peuvent aussi provenir d’ouvrières pondeuses en cas de disparition de la reine ou d’affaiblissement de celle-ci dans sa capacité à produire des phéromones, agents de cohésion de la colonie. Dans ce cas, le couvain de mâles est dispersé sur plusieurs cadres. La colonie sera dite « bourdonneuse » et périclitera rapidement.

Les mâles que nous voyons en ce moment sont nés tout à fait normalement au bout de 24 jours et ont une espérance de vie de 50 jours environ.

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Ils sortent de la ruche pour faire leurs besoins (encore heureux, ils ne font pas à l’intérieur !).

Les mâles ne vont pas chercher de nourriture, ni de nectar pour le miel. Ils s’invitent dans les ruches où ils vont manger copieusement. Ils vagabondent volontiers d’une ruche à l’autre, où ils n’ont pas trop de mal à se faire accepter (les filles sont bien bonnes !). Bref, ces faux-bourdons  sont comme des coqs en pâte.

Dans cette vidéo, essayez de repérer l'arrivée des faux-bourdons qui se signalent par leur vol bruyant :

 

Mais à quoi servent-ils donc ?

Pas de réponse intempestive s’il vous plaît mesdames…Pendant longtemps, on les a taxés de gros paresseux gourmands et inutiles, voire de parasites. Aujourd’hui, on sait qu’ils ont une utilité au sein de la colonie (le féminisme a eu ses heures de gloire !). Ils auraient un rôle de cohésion sociale, aideraient à chauffer le couvain rien que par leur présence et contribueraient à répartir le nectar entre les ouvrières pour la transformation de ce dernier en miel.

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Mais aussi et surtout, quelques uns d’entre eux seront indispensables à la reproduction lors de la période d’essaimage. On a encore besoin de garçons pour faire les bébés ! Pour ce faire, les faux-bourdons sont capables de se rassembler dans des lieux difficiles à identifier qui sont des lieux de rendez-vous où les jeunes reines vierges iront se faire féconder. Cela est joliment appelé « le bal des abeilles ».

Dans ces lieux de bal, le bourdonnement est intense, très haut à la cime des arbres. Le bal a lieu un jour où il fait chaud avec un vent très faible. Ils arrivent vers 12 heures au soleil, parfois de loin, de très loin même (5-10kms) et de plusieurs ruchers.

Environ une heure après, les jeunes vierges arrivent à leur tour, de plus ou moins loin aussi. Chaque jeune fille est prise d’assaut par un groupe de 10 à 100 prétendants : ça fait du bruit ! Dès que le soleil se cache, on n’entend plus rien.

Quelques mâles seulement auront la faveur de ces dames (10-15 environ). A chaque accouplement, la reine garde en elle le pénis du précédent et c’est le suivant qui extirpe l’organe de son prédécesseur pour l’honorer à son tour. Elle va ainsi être fécondée une seule fois par 8-15 mâles différents dont elle conservera les spermatozoïdes dans sa spermathèque (genre banque de sperme avec 5 à 7 millions de spermatozoïdes en stock).

Après l’union, les mâles meurent. Ils ne s’en remettent pas ! Les jeunes mariées rentrent à la ruche, une fois le vol nuptial achevé, avec le dernier pénis encore visible dans leur propre sexe. Ce dernier organe sert de bouchon afin d’éviter de perdre en vol la précieuse semence. Ensuite elles passeront tout le reste de leur vie à pondre.

Donc, nos gros mâles bruyants ne sont pas que des paresseux inutiles, car, au bal des abeilles, ils assurent la perpétuation de l’espèce et y laissent même leur vie.

L’an dernier, nous avons eu la chance d’entendre un bal des abeilles, dans les grands arbres situés au-dessus du vallon, à la croisée de plusieurs ruchers.

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Nous avons entendu mais rien vu. Imaginer est presque plus émouvant encore.

Le grand nombre de mâles produits permet le brassage génétique nécessaire au maintien de l’espèce. Mais tous ne seront pas allés au bal et ceux qui sont restés à la ruche, vont mal finir aussi. En effet, à la fin de l’été, les ouvrières vont les chasser, les tuer, manger les larves masculines. Pas question pour elles de garder toutes ces bouches à nourrir et devenues inutiles à la veille de l’hiver !

Cela s’appelle « le massacre des mâles ».

Nous vous raconterons prochainement les festivités vues du côté des femelles, les « reines-vierges », au cours de leur vol nuptial.

Douce rêverie, mesdames ! A bientôt.

Marie-France

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html )

Rappel (pour Marc) : Sauf mention particulière, toutes les photos et vidéos présentées dans nos articles ont été prises par nous.

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 06:23

Les floraisons printanières s’enchaînent. Par chance, auprès de nos ruchers, il y a beaucoup de merisiers sauvages qui s’épanouissent en même temps que le colza commence à jaunir :

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Les peupliers que l’on voit au premier plan, vont être de bons pourvoyeurs de propolis.

Les températures montent et, avec elles, le nectar monte aussi dans les fleurs.

Ça mielle !

(= montée du nectar et butinage intense)

Il est temps de poser les premières hausses.

Les « hausses » sont ces éléments d’une demi-hauteur d’un corps de ruche que l’on ajoute au dessus de la ruche pour que les abeilles viennent y entreposer le miel que l’on récoltera ensuite.

On n’en met que lorsque la colonie est assez populeuse (tous les inter-cadres occupés par les abeilles) et demande de la place (présence de constructions fraîches (blanches) sur le dessus des cadres) car l’ajout de volume est un facteur de refroidissement.

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Pour les amateurs de vidéo :

 

Cette année nous avons intercalé entre le corps de ruche et la hausse une grille à reine pour empêcher la reine de monter pondre dans la hausse. En effet, chaque année on est embêté par ces cadres de hausse avec du couvain qu’on ne peut pas récolter et qui ensuite subsistent avec du miel de printemps cristallisé.

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Cette pratique est assez courante mais est décriée par certains. Elle peut aussi être un facteur favorisant l’essaimage : donc on l’essaie mais on ne la conseille pas pour autant.

La pose des hausses est simple à réaliser sauf pour l’apiculteur-mâle qui s’est pris les pieds dans une souche et s’est cassé un orteil : heureusement que l’apicultrice-femelle est là pour faire le travail (comme d’habitude !?).

Je crains qu’elle ne se venge dans le prochain article (à ne pas manquer) où elle va parler des mâles chez les abeilles!

Merci de votre attention et …

… à bientôt sur http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com

Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html ) 

 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 10:09

Maintenant on peut dire que le printemps est là avec son cortège de floraisons diverses et variées.

Dans la haie, les pruneliers (ou prunellier dit aussi « épine noire ») ont pris la relève des saules marsault et ont fait le bonheur de tous les insectes pollinisateurs.

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Ici, cette abeille est trop petite, trop noire et trop velue pour être une des nôtres : il s’agit d’une abeille sauvage (une andrène et peut-être plus précisément une andrena cineraria ?)

Si l’agriculture intensive imagine déjà l’élevage intensif d’abeilles et de bourdons pour ses besoins de pollinisation (voir notre newsletter n°6), il ne faut surtout pas oublier tous les autres pollinisateurs sauvages qui sont indispensables pour assurer la biodiversité des espèces végétales.

Mais revenons au printemps, et le printemps, pour l’apiculteur, c’est le moment de son premier grand travail de l’année :

« La visite de printemps »

Cette visite complète des ruches a trois objectifs :

          - faire le ménage,

          - contrôler l’état sanitaire et apprécier la force des colonies,

          - prendre les décisions pour la conduite du rucher.

Cette année, il aura fallu attendre que les températures soient enfin acceptables.

Suivant les auteurs (et leur région d’origine) il est conseillé qu’il fasse un minimum de 15° (ou 17° ou 19°) à l’ombre depuis plusieurs jours, mais il faut aussi tenir compte du vent. En fonction de sa disponibilité, l’apiculteur doit souvent composer entre la théorie et les réalités du moment. Ainsi comme il faisait encore un peu frais à la visite du premier rucher, on a fait plus vite et on n’a pas pris de photo pour éviter de trop refroidir le jeune couvain.

Après un peu d’enfumage, nous commençons par gratter le dessus des cadres pour récupérer la propolis et faire en sorte que les ruches soient toujours « visitables ». Une ruche laissée à l’abandon devient vite un bloc compact entièrement « cimenté » à la propolis.

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En vidéo :

 

Puis nous visitons chaque cadre de la ruche pour contrôler leur état, vérifier la présence de couvain, apprécier sa quantité et sa qualité.

Voici un exemple de cadre avec un beau couvain d’ouvrières :

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Et sur ce beau cadre, Marie-France a tout de suite vu la reine :

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La présence de couvain de mâles, bien groupé en bordure du nid à couvain est un bon signe de vitalité mais peut faire craindre aussi un essaimage précoce :

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Ce que l’on piste et que l’on craint de trouver c’est :

        - absence de couvain (ruche orpheline)

        - couvain uniquement de mâles et disséminé (ruche bourdonneuse : la reine est morte et des ouvrières non fécondées se sont mises à pondre ce qui ne donne que des petits mâles)

        - couvain d’ouvrières en mosaïque (risque de maladie (loque))

        - traces de diarrhée sur les cadres (risque de maladie (nosémose))

        - et tout ce qui est anormal par rapport à une ruche en bonne santé, le pire étant bien sûr une ruche vide d’abeilles, ou toutes mortes, mais ça on s’en serait déjà douté par l’observation de l’activité sur la planche d’envol  et des déchets sur les trappes sous les planchers (voir article n°1).

En vidéo la visite d'une ruche :

Les cadres de rive ayant été délaissés pendant l’hiver c’est le moment de les retirer et d’en profiter pour mettre des cadres neufs avec une plaque de cire gaufrée fraîche.

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Mais comme la reine adore pondre dans les vieux cadres, il aura fallu anticiper cette opération à l’automne précédent en les ayant mis en rive de chaque côté de la ruche pour assurer une rotation.

Comme pour notre lit : il faut bien changer les draps de temps en temps, sinon il y a accumulation de microbes, spores, bactéries et champignons divers et variés.

Il est conseillé de changer au moins 2 ou 3 cadres par an (pour vos draps : c’est vous qui voyez).

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La punaise de couleur que je mets sur le dessus des cadres me permet de connaître leur âge (la couleur correspond à celle du marquage des reines : bleu= 2010, vert=2009, rouge=2008, jaune=2007, blanc=2006) et d’organiser leur rotation.

La couleur des draps, c'est-à-dire de la cire, reste le premier repère.

(N.B. : En fait, depuis l'écriture de cet article, j'ai arrêté de mettre ces punaises qui me gênent pour gratter la propolis. Avec l'expérience, la couleur des cires est bien suffisante.)

Ensuite, il nous faut encore faire le nettoyage complet des planchers plastiques (brossage et trempage dans l’eau de javel).

Alors quelle est la situation ? Comment vont les abeilles ?

Et bien à ce jour toutes les colonies sont vivantes et ont passé l’hiver.

Il y a du couvain d’ouvrières homogène dans toutes les ruches donc les reines sont bien actives.

Les colonies fortes à l’automne sont toujours les plus fortes et les plus avancées.

À l’inverse, les autres sont un peu en retard et risquent de souffrir du froid qui est revenu avec un vent de nord empêchant les butineuses de bien travailler.

Alors comme d’habitude, on continue de craindre ce que le lendemain va nous apporter en attendant que le miel soit vraiment dans les pots : c’est dur la (π) culture !

Merci de votre attention et …

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Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html ) 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 12:00

Enfin nous avons eu quelques belles journées ensoleillées qui ont permis aux abeilles de se dégourdir les ailes.

Les butineuses ont immédiatement mis à profit ce beau temps pour trouver eau, pollen et nectar sécrété par les premières fleurs.

Après les petites pelotes blanches de pollen de noisetiers, elles ramènent maintenant  de superbes grosses pelotes jaune vif.

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Où le trouvent-elles alors qu’on ne voit encore que peu de fleurs ?

Sur les saules « marsault » des haies avec leurs beaux chatons épanouis (chatons = fleurs mâles):

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L’activité sur les planches de vol est très importante: les jours de grand soleil il y a même embouteillage car les jeunes abeilles en profitent pour effectuer leur premier vol.

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Ce spectacle émouvant ravit l’apiculteur et le rassure sur l’état de ses colonies.

Pour leur premier vol, les jeunes abeilles effectuent un vol stationnaire en faisant face à l’entrée de la ruche puis décrivent comme un balancement en s’éloignant, petit à petit, de plus en plus de leur ruche.

Les anciens ont appelé ces vols groupés: "le soleil d'artifice".

C’est par ces premiers vols que l’abeille va mémoriser l’emplacement de sa ruche : elle initialise ainsi son GPS interne pour la destination « maison » qu’elle saura ensuite retrouver même si elle va butiner à plusieurs kilomètres.

Comme ces vols s’effectuent en groupe, on peut imaginer qu’ils dessinent comme des rayons d’un soleil dont le centre serait l’entrée de la ruche : est-ce pour cela que le terme « soleil d’artifice » a été employé ?

L’abeille, qui apprend vite (on dresse en 10 mn une abeille à détecter un explosif dans un aéroport), va intégrer ainsi les caractéristiques de l’environnement extérieur à la ruche : repères visuels et géomagnétiques.

Pour les aider, certains apiculteurs dessinent des signes différents sur chaque ruche (l’abeille reconnaîtrait bien les formes étoilées mais confondrait un carré avec un cercle) ou les peignent de couleurs différentes (l’abeille voit bien le bleu mais serait aveugle au rouge).

Je ne sais pas si c’est vraiment utile, mais c’est beaucoup plus joli pour le promeneur.

Voici, par exemple, des ruches vues en Crête :

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… et un stock de ruches et ruchettes :

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Il est aussi conseillé de ne pas placer ses ruches dans un alignement trop parfait qui favoriserait la « dérive » au profit des ruches des extrémités. On parle de dérive quand, à son retour, une butineuse se trompe de ruche  et que, grâce à ses sacoches pleines, elle est facilement acceptée par les gardiennes.

Il pourrait y avoir jusqu’à 10 à 20% de travailleuses immigrées dans certaines ruches.

Voici un exemple (toujours en Crête) d’un grand rucher dont le désordre apparent révèle en fait une très bonne organisation.

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Sauf bug, l’abeille étant bien programmée pour rentrer à sa ruche, l’apiculteur n’a que deux possibilités pour déplacer une ruche :

- la déplacer de moins de 50cm à la fois et en la laissant quelques jours à chaque étape. Mais bien qu’elle ne soit déplacée que de 50cm, c’est particulièrement émouvant de voir les butineuses arriver encore directement sur l’emplacement vide et mettre longtemps avant de se décider à chercher et à trouver leur ruche bien que juste à coté et tout à fait visible.

- la déplacer (la nuit quand toutes les abeilles sont à l’intérieur) de plus de 5 km ce qui les forcera à réinitialiser leur GPS.

C’est pour cela que nous avons été motivés à avoir un autre rucher à 10 km du premier.

Mais en finalité comment l’abeille sait-elle qu’elle rentre dans la bonne ruche, et comment les gardiennes savent-elles que l’arrivante est bien de leur bande ?

C’est par l’odorat !

En effet l’odorat et l’émission d’odeur (on parlera de « phéromones » ou de "phérormones") est le mode de communication principal des abeilles.

Chez l’abeille, le nez : c’est leurs antennes qui portent des organes sensoriels de plusieurs types.

Toutes les abeilles d’une colonie (=habitantes d’une ruche) portent la même odeur grâce à une combinaison spécifique de composés cuticulaires : c’est leur badge et c’est ce badge que les gardiennes contrôlent à l’arrivée d’une abeille.

Donc pour rentrer dans une ruche il vaut mieux être en « odeur de sainteté », car celles qu’on ne peut pas « piffer » sont mises à la porte (sauf si leurs bagages sont intéressants)!

Pour finir, et rien que pour le plaisir bucolique de la campagne, voici une petite vidéo de « Jocelyne », notre poule naine, qui a encore pu couver malgré les grands froids et son grand âge (14 ans), et faire éclore des œufs au premier jour de beau temps (elle connaît la météo 3 semaines à l’avance, elle !).

Voyez comment, dans la nature, des poussins de 2 jours sont déjà actifs et n’ont besoin ni de farines industrielles ni de lampe de chauffage pour se nourrir et se développer.

 

 

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(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html ) 

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 11:00

L’hiver est toujours bien là.

Après la tempête, le froid est revenu avec un grand vent de nord-est.

Les noisetiers ont bien fleuri mais leur beaux chatons pleins de pollen n’ont pas pu être visités par les butineuses. Dommage, un bon apport de protéines fraîches aurait été le bienvenu pour élever les jeunes larves.

 

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Les premières fleurs aussi ne peuvent pas être visitées.

 

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Alors nos avettes doivent  continuer de taper dans les réserves.

(N.B. « avettes » est le terme littéraire ancien pour désigner les abeilles. Au pays de Ronsard c’est donc celui que nous utilisons souvent pour parler de nos petites préférées.)

Ces réserves, qu’il est très important de contrôler en mars par les pesées arrières (voir article n° 3), sont constituées :

        - du miel qu’elles ont butiné l’année dernière

        - des compléments  que nous leur avons donnés en fin d’été (on vous en reparlera au moment venu) ou, en cas d’urgence, maintenant

        - du pollen qu’elles ont stocké dans des alvéoles en périphérie du couvain sous forme de « pain d’abeille » (agglomérat de pollen, miel, nectar et enzymes) dans lesquelles le pollen a pu effectuer sa lactofermentation et devenir ainsi plus digeste. Le pollen est indispensable au fonctionnement des glandes hypopharyngiennes  productrices de la gelée royale.

Elles ont donc tout ce qu’il leur faut ?

NON : il manque l’élément  nécessaire à tous les êtres vivants  : l’eau !

L’eau représente 70% du poids d’une abeille (et 80 % du poids d’une larve).

En fin d’hiver, avec la reprise de la ponte, une colonie pourrait consommer jusqu’à 0,25 litre par jour.

Alors où trouver l’eau ?

Il en reste très peu dans le miel qui a cristallisé (sa meilleure forme de conservation).

Il n’y en a pas dans le pollen.

Dans la ruche,  il y a l’humidité ambiante (néfaste quand il y en a trop) qui peut se condenser  et être récupérée par les abeilles.

L’abeille est aussi capable de réduire ses propres pertes d’eau en fermant temporairement certains stigmates et en en récupérant une partie en fin de transit digestif.

Mais en période sèche, comme en ce moment où le taux d’hygrométrie est très bas, c’est insuffisant : alors il faut  aller chercher de l’eau.

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Pour de l’eau, les butineuses sont capables de sortir alors qu’il ne fait que 7 à 10° dehors (pour du nectar ce n’est qu’à partir de 15° qu’elles sortent).

Elles se réchauffent avant de s’envoler en activant leurs muscles thoraciques, comme pour chauffer l’intérieur de la ruche (voir article n°1).

C’est un travail épuisant : lourdement chargée il est encore plus difficile à la porteuse d’eau de rentrer à la ruche quand le vent s’en mêle, ce qui est aussi le cas depuis une semaine.

Projetées par un coup de vent dans l’eau froide, beaucoup d’abeilles, épuisées, y périront.

Mais cela fait partie du cycle de vie de l’abeille qui ne devient butineuse que dans ses derniers jours.

L’eau régurgitée par les butineuses à leur retour, peut aussi être stockée par des abeilles remplissant un rôle d’ « abeilles réservoirs » pour les autres, mais cela ne représente que de très faibles quantités.

Une colonie peut mourir de soif.

À la Huberdière,  elles trouvent de l’eau dans les mares et étangs voisins mais aussi dans l’abreuvoir des poules qui est très proche des ruches.

 En photo :

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En vidéo, avec seulement le son du vent, des poules et des abeilles qui, elles, n'ont pas besoin de la voix du metteur en scène :



Alors que nos poules sont du genre « féroce »  avec  les sauterelles, les papillons, et même les serpents qu’elles se disputent, je ne les ai jamais vues prendre une abeille dans leur abreuvoir : tout le monde boit tranquillement ensemble.

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Si quelqu’un a une explication à ce phénomène : je suis preneur.

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On peut aussi confectionner des abreuvoirs spécifiques pour les abeilles en mettant des flotteurs (tranches de bouchons en liège) et des graviers pour qu’elles puissent s’accrocher  ou en fabriquant des systèmes où l’eau s’écoule doucement sur une planche en bois (non traité !).

Tiens, en voilà une qui se trompe de buvette ou qui cherche un peu de chaleur:

 

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Au passage, vous voyez comme les butineuses, bien concentrées sur leur objectif,  ne piquent pas inutilement sauf si, par exemple, on en coince une entre les orteils en marchant en nu-pieds dans du petit trèfle en fleur (n’est-ce pas Olivier ?). C’est un acte désespéré où elle perdra la vie et fera perdre une ouvrière à la colonie. Ce n’est pas le même comportement que celui des gardiennes qui veillent à la protection de l’ensemble de la colonie et qui n’hésitent donc pas à se sacrifier pour cela.

D’un point de vue sanitaire, les points d’eau peuvent aussi devenir  pour les abeilles, un lieu de contamination lorsque certaines abeilles sont porteuses de maladies (spécifiques  aux abeilles). Donc, lorsqu’on leur met à disposition des abreuvoirs, il faut penser à les nettoyer et à renouveler l’eau régulièrement, car elles peuvent aussi venir d’ailleurs. C’est bien connu : ce n’est que celles des autres qui sont malades, les étrangères porteuses de tous les maux, et jamais les siennes (… ou pas ?).

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(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html ) 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:40

La question à peine posée, vous êtes déjà capables d’y répondre car c’est une expérience que vous vivez régulièrement.

Vous avez depuis longtemps deviné,  qu’enfumer signifie envoyer une information fumeuse (c’est-à-dire à moitié vraie ou à moitié fausse) à une masse d’individus que l’on veut manipuler tranquillement.

La fumée déclenche chez l’abeille la peur instinctive et ancestrale de l’incendie qui vient menacer son site d’habitation. Ce stress amène la colonie à se gorger de miel avant de fuir le lieu menacé par le feu car pas question pour elles de partir le ventre vide !

Donc l’apiculteur enfume la ruche, provoque ainsi un stress et les abeilles vont instinctivement consommer du miel, ce qui va les calmer. Consommer agit comme un calmant, c’est bien connu.

De plus, pendant qu’elles se gorgent de miel, chacune dans sa petite alvéole, elles ne sont plus suffisamment solidaires pour attaquer, se rebiffer, défiler dans les rues …pardon, je m’égare.

Enfin, une société (je veux dire une colonie)  enfumée et paniquée se regroupe autour de sa reine (parce que chez les abeilles,  c’est une femme) et devient alors manipulable.

Parce que la fumée inhibe le réflexe d’attaque des gardiennes et les met en  position défensive,  une fois bien enfumées, on peut tout leur faire : les délocaliser, leur administrer des traitements sanitaires, réaliser fusions et autres restructurations et bien sûr,  prélever leurs économies (enfin, leur miel) !

Et comme on est chez les abeilles et, que l’homme est très fort quand il s’en prend à plus petit que lui (enfin, qu’il croit), il peut même sous l’effet de l’enfumage leur changer de reine avant la fin de son mandat s’il ne la trouve pas assez bonne ou inefficace.( Non, non, ne rêvez pas !)

Voilà donc pourquoi, on enfume….les abeilles.

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Mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas si facile que ça de se servir de l’enfumoir ! Même que la préparation de l’enfumoir et son utilisation demeurent une source de discorde permanente au sein du couple d’apiculteurs. «  T’enfumes trop, pas assez, y-a plus de fumée, tu m’en mets plein les naseaux….. » bref, pour tout vous dire, l’enfumoir demeure le seul truc qui ait réussi à déclencher une scène de ménage en 20 ans de mariage !

Arrêtons là le délire et regardons plus sérieusement comment on s’y prend.


Pour allumer l’enfumoir : les vieux manuels d’apiculture, regorgent de recettes toutes aussi fumeuses les unes que les autres : vieux chiffons, bois pourri, papier gris, sacs à patates et même des bouses de vache desséchées.

En raison de la raréfaction des sacs à patates en jute et peut-être aussi en raison de nos préoccupations écologiques, nous avons opté pour des combustibles un peu plus doux à nos naseaux et à nos abeilles.

Pour lancer le feu au fond de l’enfumoir, nous utilisons les tiges et les fleurs séchées puis coupées des lavandes de notre jardin.

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Nous y mettons le feu avec un calumet, recouvrons encore d’une petite couche de lavande puis bourrons l’enfumoir avec des granulés de lavande compressée  (en vente chez notre partenaire, « La Route d’Or »).

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Nous attisons le feu avec le soufflet. Les granulés vont se consumer tranquillement en libérant une fumée blanche, quasiment froide qui ne risque pas de brûler les abeilles.

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Avant d’ouvrir une ruche, nous prévenons de notre intrusion en l’enfumant à petits coups répétés à la portière. Très vite, nous entendons le bruissement caractéristique de la colonie qui va gagner les alvéoles de provisions de miel afin de s’en gorger.


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La fumée, peut-être encore plus avec la fumée de lavande, les calme et nous pouvons ouvrir en vue d'intervenir.

Selon ce que l’on souhaite faire, nous enfumons par le bas de la ruche pour les faire monter (afin de nettoyer le plancher par exemple) ou par le haut pour les faire descendre (afin de prélever les cadres de miel des hausses par exemple).


Comme nous avons deux ruchers éloignés de 10km l’un de l’autre, la gageure consiste à faire fumer l’enfumoir d’un bout à l’autre, sans avoir à le rallumer.

D’après vous, c’est qui qui se fait houspiller quand,  à l’avant- dernière ruche à visiter il n’y a plus de fumée pour contenir les foules ? Et que celles-ci  qui ont compris le pouvoir qu’elles détiennent en s’envolant, bourdonnant (bref, en  nous stressant à notre tour), vont aller ameuter les autres colonies du rucher. Car c’est bien connu, une manif, ça marche si on est beaucoup !

Dès lors que l’apiculteur n’a pas ou peu de fumée pour les leurrer et les calmer, elles ont le dessus et ce n’est plus lui qui gouverne ! (Toute similitude avec des faits réels ne pourrait être que fortuite…)

 

Alors, pour éviter la panne de fumée, cause de scène de ménage au rucher et à la ville , le Père Noël a tout prévu : il a apporté un enfumoir tout neuf, encore plus grand, avec un soufflet (made in USA) encore plus performant, bref, un vrai enfumoir de pro, que je suis bien impatiente d’essayer au plus vite. Merci Père Noël !

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Marie-France

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html ) 

 

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 12:00

Des boîtes carrées, couleur tuyau de poêle, un plancher plastique, une barrette blanche en plastique et encore un bout de plastique qui pendouille du toit : c’est ça des ruches ?

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Heu…, … oui, … ce n’est pas très beau : je vous dois des explications.

C’est vrai qu’elles ne ressemblent pas au petit chalet savoyard auquel vous pensiez peut-être, et encore moins à la ruche au toit en paille style chaumière gauloise, telle qu’on nous la dessine sur les produits industriels pour leur donner un air authentique.

Comment en sommes nous arrivés à ces ruches « modernes » ?

Spontanément, un essaim va s’installer en construisant des rayons de cire qu’il va allonger pour stocker ses réserves (miel et pollen) et élever le couvain comme celui-ci l’a fait sous le toit d’une vieille maison :

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Au début l’homme s’est contenté d’être un cueilleur de miel en arrachant ces rayons, les pressant pour extraire le miel et mangeant les jeunes larves (sources d’excellentes protéines).

(Voir le magnifique livre d’Eric TOURNERET « Cueilleurs de miel » Rustica Editions)

Ensuite, il a proposé différentes formes d’abris aux abeilles (compartiments dans des murets en pierres, troncs d’arbres, constructions en paille,…etc.) pour les protéger des intempéries et pour les avoir sous la main; mais il continuait de récolter le miel par destruction des rayons construits à l’intérieur.

Ce n’est qu’au 19ième siècle qu’est (ré)apparue la ruche à cadres mobiles (les Grecs l’auraient déjà utilisée il y a 2500 ans).

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Elle permet de visiter une ruche sans destruction, de récolter le miel en conservant l’ossature des bâtisses, de procéder à des opérations pour contrôler l’état sanitaire et de favoriser l’activité des abeilles … et leur production.

Forme de la ruche :

Il existe plusieurs modèles de ruches à cadres mobiles. Ils diffèrent essentiellement par leurs dimensions.

Ils portent le nom de leurs « inventeurs » :

- Lorenzo Lorraine LANGSTROTH (1810-1895)

- Charles DADANT (1817-1902)

- Georges de LAYENS (1834-1897)

- Jean-Baptiste VOIRNOT (1844-1900)

- Émile WARRÉ ( ?-1951)

Jacky, notre prof es api, nous a fortement conseillé de nous équiper, dès le début, du modèle le plus standard et de ne pas en changer, lui-même étant pénalisé par l’hétérogénéité des ruches que des voisins ou amis lui ont confiées au fil du temps.

Nos ruches sont donc toutes des « DADANT 10 cadres », comme celles du rucher-école et de la plupart des apiculteurs de France.

Aujourd’hui, nous n’avons aucune raison de remettre en cause ce choix initial qui nous va toujours bien (merci Jacky).

Le toit « plat » :

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Nous avons opté pour le toit « plat » nettement plus pratique que le toit « chalet » à deux pentes. On peut mettre dessus un gros caillou pour l’empêcher de s’envoler sur un coup de vent. Quand on visite la ruche on peut le poser à l’envers sur le sol et mettre dessus d’autres éléments (notamment des hausses) sans qu’ils soient au contact du sol, pour une meilleure hygiène. Enfin, pour le transport ou le stockage, il permet de faire des empilements.

La couleur :

Nos corps de ruche et nos hausses sont en bois, donc il faut le protéger par une lasure ne comportant aucun produit dangereux pour les abeilles.

Le produit le plus utilisé (et donc le moins cher)  est le « THERMOPEINT » dont la couleur gris-métallisé aurait aussi l’avantage de diminuer l’échauffement par grand soleil.

Comme dans nos régions, nous avons plus souvent à lutter contre le froid que contre la chaleur, pour le rucher de Marie-France, dans le petit bois,  nous avons préféré une lasure verte (« LAZOBOIS » sans insecticide).

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C’est mieux pour le camouflage et cela nous permet de bien séparer récoltes et matériels de chacun des ruchers (traçabilité du miel et cloisonnement sanitaire par rucher).

On ne peint jamais l’intérieur de la ruche, les abeilles se chargent de le tapisser à leur goût (propolis).

Il existe aussi maintenant des ruches entièrement en plastique, mais, à l’exception du plancher, nous préférons rester au bois car, suite à un orphelinage ou une fusion, nous pouvons facilement passer l’intérieur au chalumeau (c’est la meilleure désinfection) avant de le proposer à un autre essaim.

Le plancher aéré en plastique :

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Les planchers aérés seraient une aide pour lutter contre le varroa (les varroas qui tombent se retrouvent à l’extérieur de la ruche et ne peuvent pas se refixer sur des abeilles.

Ils participeraient à l’assainissement de l’atmosphère intérieure de la ruche en éliminant l’humidité excessive.

Par contre, certains disent qu’en faisant baisser la température intérieure de la ruche, ils favoriseraient les varroas dont la température idéale d’élevage est légèrement inférieure à celle de l’abeille.

Qui croire ?

En attendant, les planchers aérés en plastique présentent de gros avantages pour l’apiculteur : ils permettent facilement une foule d’observations en plaçant dessous une trappe de comptage (voir article n°1) mais surtout ils assurent une hygiène du plancher très intéressante : les déchets ne restent pas à stagner à l’intérieur, l’eau de condensation est évacuée, les bactéries, moisissures, microsporides et autres champignons ne peuvent pas s’incruster dans le plastique.

En passant du plancher bois au plancher plastique aéré, nous avons pu constater la différence de propreté à la sortie de l’hiver : il n’y a pas photo !

Par contre on ne peut pas les passer à la flamme, alors la désinfection se fait au « Karcher » puis brossage et trempage dans l’eau de javel.

La portière blanche :

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Cette barrette plastique venant se coincer dans le plancher permet, l’hiver, de réduire l’entrée de la ruche et d’interdire ainsi aux souris et autres pilleurs d’accéder aux réserves.

Pour déplacer une ruche, on la retourne pour enfermer les abeilles dedans, les petits trous assurant un peu d’aération (en plus de ceux du plancher).

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Il existe aussi des portières pour empêcher les frelons asiatiques de rentrer dans les ruches (je ne suis pas pressé d’en avoir besoin !)

Le plastique sous le toit :

Comme beaucoup d’apiculteurs, j’aime bien mettre un film transparent juste au dessus des cadres : cela permet d’observer les abeilles sans ouvrir complètement la ruche.

Par contre, qu’il soit trop grand et qu’il pendouille sous le toit : ce n’est pas beau et en plus, avec le vent, les frottements sur les parois peuvent  perturber les abeilles à l’intérieur.

Alors, promis Jacky, je ne le ferai plus. Regarde, je les ai tous retaillés :

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Maintenant que les ruches sont les vedettes du blog, il va falloir faire attention à la présentation.

À noter qu’en apiculture biologique, il est demandé d’éviter les éléments en plastique ainsi que les lasures contenant de l’aluminium.

Merci de votre attention et …

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