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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 15:00

Le départ d’un essaim est un spectacle magnifique à observer.

Comment, pourquoi, d’un coup, environ les deux tiers de la population d’une ruche s’en va-t-il en entraînant la vieille reine ?

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Ce départ n’est pas fait sur un coup de tête, la colonie l’a préparé depuis plusieurs jours en élevant une ou plusieurs jeunes reines par instinct de survie de l’espèce.

Plusieurs causes peuvent déclencher cet instinct mais c’est d’abord le seul moyen  pour l’espèce de se multiplier et de conquérir de nouveaux territoires.

C’est donc un phénomène naturel et pourtant j’ai dû très vite comprendre qu’il était mal venu de dire que ses ruches essaimaient sous peine de passer pour un mauvais apiculteur.

En effet un « bon » apiculteur se doit d’avoir des ruches saines mais aussi d’être performant en récoltant beaucoup de miel.

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Or, dès qu’une ruche essaime, c’est l’assurance de ne pas avoir de récolte sur la prochaine miellée, le temps qu’elle se refasse une population suffisante, voire même la perte totale de la colonie si la dernière jeune reine a un problème ou ne revient pas de son vol nuptial.

(Voir le blog intéressant de « Abeille Pat » présentant quelques aléas d’élevage de reines: http://passion-apiculture.over-blog.com/article-heureux-evenement-75906477.html )

Les « bons » apiculteurs, et obligatoirement les professionnels, vont donc tout mettre en œuvre pour éviter l’essaimage (élevage de reines pour les renouveler tous les ans, essaimage artificiel, sélection des lignées peu essaimeuses, certains iront même jusqu’à visiter leurs ruches toutes les semaines, en période d’essaimage, pour détruire les cellules royales).

Lors des visites de ruchers organisées dans le cadre du Plan Sanitaire d’Élevage auquel se soumettent les apiculteurs membres du Groupement de Défense Sanitaire Apicole, la question de l’essaimage est aussi posée mais dans un souci sanitaire. En effet, une multiplication de l’essaimage peut aussi être un signe de maladie et donc un risque de prolifération de la maladie aux autres ruchers.

Accessoirement, du fait des désagréments qu’un essaim peut causer au voisinage, beaucoup d’apiculteurs préfèreront aussi ne pas trop se vanter que leurs ruches essaiment.

On peut donc en déduire que l’essaimage naturel est un vrai problème pour l’apiculteur.

Pourtant, je me souviens, à mes débuts, avoir rencontré un apiculteur exposant dans un salon de produits bio qui m’avait demandé si mes ruches essaimaient. Je lui avais répondu naïvement « oui ». Il m’avait alors demandé si je faisais quelque chose pour les en empêcher. Je lui avais répondu, tout aussi naïvement, « non » (à l’époque je ne savais même pas qu’on pouvait faire quelque chose contre l’essaimage). Et il m’avait alors fait la remarque suivante : « Et bien tu n’auras pas de problème ! ».

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Sur le coup je n’avais pas compris son raisonnement et je ne savais pas de quel problème il voulait parler (… et des problèmes, j’en ai quand même eus !).

Alors quel intérêt peut présenter l’essaimage naturel ?

Pour l’essaim qui est parti :

- Le métabolisme de ses abeilles va subir un bouleversement considérable, une excitation extrême et un stress total tendu vers la survie. Avant de partir elles se sont gorgées de miel (on parle de la « fièvre d’essaimage ») puis, arrivées à destination, il leur faut bâtir très vite de nouveaux rayons en brûlant ces calories emmagasinées.

C’est la raison pour laquelle il est conseillé de ne pas nourrir un essaim dans les premiers jours suivant sa capture pour permettre aux abeilles de profiter de cette période de « purge » de l’organisme alors qu’on pourrait avoir tendance à le faire pour l’inciter à se fixer dans son nouveau logement.

- L’essaim va construire des rayons avec de la cire neuve indemne de bactéries, de champignons (spores), et de résidus toxiques qui s’accumulent dans les vieilles cires (sauf s’il s’installe dans une vieille ruche abandonnée : c’est pourquoi il est interdit de laisser des ruches à l’abandon).

- Dans la foulée de ce dynamisme, certains essaims naturels capturés en début de printemps peuvent donner d’excellentes récoltes.

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Pour la ruche d’origine :

- Si tout se passe bien, elle va pouvoir redémarrer avec une jeune reine plus prolifique que l’ancienne, avec des arrêts de ponte moins marqués et une espérance de vie plus longue.

- Entre le départ de la vieille reine et le début de la ponte de la nouvelle jeune reine, il y a une période sans couvain dans la ruche qui bloque ainsi la reproduction du varroa. J’ai lu dans une de nos revues apicoles qu’un essaimage naturel équivalait à un traitement anti-varroa intermédiaire avec une efficacité de l’ordre de 70 %.

C’est aussi le cas pour l’essaim qui aura besoin de quelques jours avant d’élever à nouveau du couvain. Et à chaque fois qu’on attrape un essaim, on en profite aussi pour faire un traitement anti-varroa pour repartir sur de bonnes bases.

- En plus du nettoyage obsessionnel de leur intérieur avec éjection à l’extérieur des saletés et des organismes malades ou intoxiqués (larves, nymphes ou adultes), l’essaimage est le seul moyen supplémentaire disponible aux abeilles pour lutter contre les maladies et les nuisances de leur environnement. Cela semble donc dommage de les en priver.

Perpétuation de l’espèce et prophylaxie, l’essaimage naturel est donc une solution pour les abeilles.

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Suivant cette logique naturaliste, Christian Tailliez (professeur de biologie et apiculteur amateur) nous confie dans « L’Abeille de France » n° 980 sa conduite de ruche incitant à l’essaimage en ne mettant jamais plus d’une hausse. Il favorise délibérément la reproduction naturelle par rapport à la production de miel  et espère une adaptation de l’espèce à la nouvelle situation environnementale (varroa). 

D’autres personnes vont même jusqu’à mettre en question les pratiques apicoles de professionnels « producteurs de miel » en stigmatisant leurs pratiques anti-essaimage comme source de tous les maux de l’apiculture.

Cela me semble quand même assez réducteur au point d’en oublier tous les autres facteurs de troubles de la santé des abeilles.

Je connais aussi des apiculteurs professionnels qui limitent l’essaimage naturel en élevant des reines ou en pratiquant l’essaimage artificiel systématique et qui n’ont pas de problèmes sanitaires supplémentaires.

Alors que nous n’avons que de 0 à 10 % de mortalités hivernales, les essaimages naturels nous provoquent régulièrement 20 % d’orphelinages tout juste compensés par les essaims piégés ou attrapés.

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(Les anciens disent que, « dans le temps », il y avait moins d’orphelinages : problème environnemental et/ou arrivée du varroa depuis 1982 ?)

On comprend que cette situation impose d’adopter un autre type de conduite de rucher pour ceux qui ont plus de ruches et qui espèrent une rétribution de leur travail.

Avec une récolte de miel de forêt la plus minable que nous n’ayons jamais faite, Marie-France est très déçue de ne pas pouvoir satisfaire la demande de nos amis.

Je vais bien essayer de lui expliquer que : … la sécheresse, ... le vent, … la fraîcheur pendant la floraison des châtaigniers et un orage qui lave les fleurs, … nos petites abeilles noires locales pas encore adaptées au réchauffement climatique, … nos essaims naturels qui ont participé à la biodiversité, … et la récolte exceptionnelle de miel d’acacia, … et peut-être une prochaine bonne récolte de miel toutes fleurs d’été, …

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… mais l’essaimage naturel et la question de sa limitation, ou non, reste complètement ouverte dans notre conduite de rucher.

Merci de votre attention, et … à bientôt sur :

http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com

Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html )

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 21:30

Les châtaigniers sont en fleur :

BLOG3301C’est l’époque où nos avettes récoltent le miel de « forêt », moment privilégié où elles n’ont que des fleurs sauvages à butiner.

En l’absence de floraison sur les grandes cultures (colza, maïs, tournesol), j’en profite pour faire une récolte de pollen pour Marie-France qui en fait régulièrement une cure.

Le pollen se présente sous la forme de graines microscopiques protégées par une enveloppe résistante à la dégradation. Ces graines, éléments mâles de la fécondation des fleurs, contiennent des substances indispensables à l’alimentation des larves et des jeunes abeilles et à la production de la gelée royale par leurs glandes hypopharyngiennes.

D’après Pierre JEAN-PROST et Yves le CONTE (cf. « Apiculture » éditions TEC & DOC), le pollen contient :

- de l’eau,

- des protides dont 19 acides animés (acide glutamique, acide aspartique, leucine, lysine, …etc.)

- des glucides (sucres, amidon, cellulose, pectine, lignine,…etc.)

- des lipides (matières grasses, acides gras)

- des matières minérales (dont K, Na, Ca, Mg, N, P, S, Al, Cu, Fe, Mn, Ni, Ti, Zn,…)

- des résines et des stérols,

- des matières colorantes,

- des vitamines : A sous forme de carotène (provitamine A), B, C, D, E

- des enzymes, en particulier celles déposées par les abeilles lors de la confection des pelotes,

- des antibiotiques,

- des antioxydants et des ferments,

- et encore d’autres éléments !!!

Voir aussi :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pollen

http://www.beekeeping.com/info/produits/pollen_fr.htm

Les butineuses le transportent en faisant des pelotes accrochées à leurs pattes arrières.

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Ramené à la ruche, le pollen est stocké dans des alvéoles proches du couvain. Tassé et amalgamé avec un peu de salive, il constitue un « pain d’abeille » dans lequel un processus de lacto-fermentation va débuter et lui permettre ainsi de se conserver.

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Il serait tentant de venir prendre ce pain d’abeille, comme le font les peuplades « cueilleurs de miel », mais cela détruirait les cadres nécessaires à l’élevage du couvain.

En apiculture, la récolte de pollen se fait par la pose de trappes à l’entrée des ruches pour « peigner » les butineuses et faire tomber les pelotes dans un tiroir avant qu’elles ne les entreposent dans les rayons.

Pour l’instant j’utilise le système le plus simple (… et le moins cher) :

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Pour les mâles, qui sont plus gros que les ouvrières, il y a une sortie de secours sur le côté :

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Il existe des dispositifs un peu plus sophistiqués mais toujours basés sur le même principe (peigner et récupérer dans un tiroir).

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Bon, … d’accord : ce n’est pas très sympa pour les butineuses et c’est voler une part de leur précieux butin. Mais beaucoup de pelotes ne tombent pas et j’alterne sur plusieurs ruches pour ne pas pénaliser toujours la même. Pour éviter une dérive des butineuses, certains conseillent, au contraire, de mettre des trappes simultanément sur toutes les ruches du rucher.

Ma récolte étant adaptée à la dose journalière préconisée (une cuillère à soupe par jour), Marie-France peut ainsi consommer du pollen frais.

Je lui passe donc ma récolte :

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… et la parole pour parler « santé » puisqu’il s’agit de notre 33ième article (petit clin d’œil amical à nos lecteurs médecins).

Bon été et bonne santé à tou(te)s !

Henri

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Bonjour,

D’abord, je tiens à remercier mon apiculteur chéri de me récolter chaque jour les précieuses petites pelotes « peignées » par la trappe à pollen au détriment de nos avettes qui n’ont plus qu’à refaire un voyage pour en rapporter d’autres !

Personnellement, je ne vais plus regarder les ruches en ce moment : les voir rentrer chargées et exténuées, puis se faire dépouiller de leur précieux butin pour mes beaux yeux, ça me fait pleurer. Je ne supporte pas !

Jusqu’à cette année, mes cures de pollen ne se faisaient pas au détriment de nos chouchoutes car j’achetais le pollen congelé frais. Voir :

http://www.beekeeping.com/abeille-de-france/articles/pollen_oligo.htm

Il paraît que les pollens séchés sont moins puissants et pas toujours très digestes pour les intestins sensibles.  Les coopératives bio vendent ce pollen congelé frais, conditionné dans des barquettes conservées au congélateur. Je vous donne la marque que je préfère, c’est d’ailleurs la seule qui ait breveté ce mode de conservation et de plus,  le patron du labo qui fabrique est très sympa. Il s’agit de POLLENERGIE :

http://www.pollenergie.fr/accueil/

Voilà pour la pub (… gratuite, mais si Monsieur PERCIE DU SERT tient à nous faire un petit cadeau : on acceptera !)

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Maintenant, pourquoi faire des cures de pollen et comment le consommer?

Vous savez comme moi que les allégations de santé pour ce produit de la ruche sont nombreuses, à en croire les articles de naturopathie…

Comme nous l’avions déjà dit pour la propolis, c’est très difficile de faire la part des choses entre les croyances, les effets prouvés et les limites d’un tel produit.

La seule chose que je puis vous dire, c’est ce que cela me fait et comment je le prends.

En gros, je fais une cure de 3 semaines et arrête 2 mois. Donc, 4 cures par an.

Je le prends chaque matin à raison d’une cuillère à soupe pleine et le mélange avec de la compote. Contrairement à ce qu’on peut lire parfois, le mélanger au yaourt ne serait pas la meilleure association.

Si j’utilise du pollen frais prélevé du jour à la ruche je le mets la nuit au réfrigérateur et le mélange avec une compote au moment de le consommer en début de petit déjeuner.

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Quand c’est du pollen congelé, j’en sors pour 5 jours d’avance que je mets au réfrigérateur dans une coupelle large pour qu’il s’aère. Il dégèle et se réveille tranquillement. Ensuite je le prends au fur et à mesure comme précédemment.

Si vous avez des intestins sensibles (aux crudités par exemple), vous pouvez le mélanger à la compote la veille au soir et le maintenir au réfrigérateur la nuit. Ainsi, ses enveloppes, appelées "exines", seront bien ramollies.

Alors les effets ?

Pour ce qui me concerne, et cela n’engage que moi, c’est le produit qui donne le plus la pêche : physiquement et psychiquement.

J’ai eu des résultats inattendus et très probants sur les bouffées de chaleur de la cinquantaine (eh oui !). Quel plaisir de supporter de nouveau couette et…mari la nuit !

Le plus spectaculaire, c’est le dynamisme intense que je ressens dans les muscles avec même un besoin important de défouler l’énergie. Je suis obligée de faire beaucoup de sport (marche, natation…) quand je prends du pollen car les muscles sont boostés.

L’humeur est très nettement améliorée, la joie de vivre au rendez-vous : envie de rire, de chanter, de me moquer (ça ce n’est pas nouveau !). Henri est parfois impatient que ça se termine. Le pollen est réputé en effet pour être très euphorisant, c’est le terme exact.

Le summum, c’est l’énergie d’entreprendre que cela suscite. Le dynamisme s’accroît considérablement. Les idées fusent, l’envie de faire est forte, l’activité devient plus facile.  Je me disais au départ que cela devait être un effet placebo sur moi mais au cours de mes lectures j’ai trouvé que le pollen était le produit de  « l’envie de faire » et c’est vraiment cela que j’ai ressenti.

Par ailleurs : aucun rhume ou grippe de tout l’hiver mais l’année dernière on vous avait déjà dit cela avec la propolis et pour ma part, je n’ai jamais d’affections hivernales depuis le temps que je consomme du miel.

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Claudette Raynal-Cartabas dans son très beau livre «  Guérir avec les abeilles » Apithérapie & Médecine Chinoise (Éditions Guy Trédaniel) , cite avec beaucoup d’arguments scientifiques les nombreuses vertus des pollens, comme par exemple :

« Le pollen contient tous les acides aminés indispensables à l'organisme, y compris ceux qu’il ne peut synthétiser. »

Chaque fleur produit un pollen différent et présentant des combinaisons d’acides aminés différentes.

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Le pollen de saule par exemple est très réputé pour prévenir la dégénérescence maculaire et autres maladies de l’œil. Celui de châtaignier est très efficace sur l’appareil circulatoire, l’hypercholestérolémie… Mais la liste est longue et je souhaite m’en tenir à ma propre expérience, certes limitée.

Si vous voulez en savoir plus sur toutes ses vertus, je vous propose de lire ce livre de Claudette Raynal que nous avons rencontrée à un congrès et qui a  fait un travail sérieux sur les produits du rucher.

Et les allergies au pollen ? Si vous vous savez allergiques au pollen (celui qui vous donne la rhinite printanière), prenez la précaution de commencer par quelques grains seulement. Mais les allergies lors de l’ingestion seraient très rares paraît-il.

Et comme pour tous les produits de la ruche, ne pas en donner aux bébés et enfants de moins de 3 ans reste la règle car ils contiennent des ferments naturels et l’estomac des tout-petits ne peut assurer la chasse aux toxines botuliques.

N’oubliez pas que les produits « naturels » n’en sont pas pour autant anodins.

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Pour notre part, nous aimons utiliser ces solutions naturelles pour avoir la meilleure forme au quotidien, mais nous faisons confiance à nos médecins quand un problème de santé survient (au passage : un grand bonjour à eux pour ce 33ième article !).

Merci de rester attentifs à nos délires et n’hésitez pas à nous partager vos expériences personnelles sur le sujet.

Marie-France

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html )

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 19:59

Pour pouvoir extraire le miel, nous commençons par désoperculer les cadres récoltés afin d’ouvrir les alvéoles d’où le miel s’écoulera par centrifugation dans l’extracteur.

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Pour récupérer le miel qui est venu avec les opercules, beaucoup d’apiculteurs utilisent des pressoirs à fruits. Il existe aussi des centrifugeuses à opercules performantes pour les professionnels.

Nos petits ruchers ne justifiant pas l’acquisition de ces matériels, nous nous contentons de laisser les opercules s’égoutter dans des passoires et filtres en inox.

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Ensuite, je mets les opercules à bouillir à grande eau. On dit qu’il faut les faire cuire comme les pâtes. Marie-France, toujours infirmière dans l’âme, me rappelle qu’une stérilisation par ébullition nécessite 20 minutes.

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J’ai toujours peur pendant cette opération de faire déborder la cire sur son beau fourneau : ça serait la cata !

Je laisse refroidir lentement pendant 24 h, ce qui permet à la cire de remonter en surface

Je la découpe :

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Et je gratte les impuretés qui se sont amalgamées sous la couche de cire :

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(Jacky est encore plus précautionneux car il fait cette opération une deuxième fois pour supprimer un maximum d’impuretés.)

Les morceaux de cire récoltée sont remis à fondre dans une autre casserole (attention à nouveau aux débordements !)

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Puis je verse la cire dans des moules en la filtrant pour éliminer le reste des impuretés.

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Après refroidissement et démoulage voilà mes lingots d’or :

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C’est ainsi que je procède (merci Jacky de me l’avoir appris) mais il existe d’autres façons de procéder notamment en fonction de la quantité de cire à traiter. Voir par exemple :

http://www.lesruchersdargonne.com/fontecireopercule.htm

On obtient ainsi, en moyenne, de 1 à 2 kg de cire d’opercules pour 100 kg de miel récolté.

Cette cire me sert pour souder les feuilles de cire gaufrée aux nouveaux cadres.

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Marie-France aime bien faire aussi des bougies (un jour elle vous racontera comment elle fait).

Comme je trouve un peu dommage qu’une cire aussi pure et exempte de tout produit chimique et produit de traitement anti-varroa parte en fumée, j’ai suggéré à notre syndicat d’acquérir un matériel de gaufrage de cire pouvant être prêté à ses adhérents comme le font certaines structures, voir par exemple :

http://gdsa35.free.fr/article.php3?id_article=13

Mais avant de le réclamer avec plus d’insistance j’aimerais connaître l’avis d’apiculteurs utilisant ce type d’appareil.

Cette cire peut aussi être rachetée par nos fournisseurs de cire gaufrée mais, pour qu’ils fassent un gaufrage à façon avec notre propre cire, il leur faut une quantité importante, inaccessible aux amateurs.

Une solution serait un regroupement des apiculteurs de la région qui, comme nous, ne font aucun traitement pendant la présence des hausses sur les ruches pour arriver à la quantité demandée.

(Merci de me faire part de vos remarques dans un commentaire ou par la fonction « contact » du blog)

En effet, la cire peut absorber et accumuler les produits de traitements anti-varroa, y compris le thymol, ce qui peut nuire, en finalité, à la santé des abeilles et faire perdre de l’efficacité aux traitements.

Nous devons donc apporter de plus en plus d’attention à la qualité de la cire introduite dans les ruches.

Il m’arrive d’acheter de la cire gaufrée labellisée « BIO » mais, ayant appris qu’elle venait de très loin (Inde, par exemple) je ne la trouve pas très écolo du fait du transport et je préfèrerais trouver une solution en local.

Merci de votre attention, et … à bientôt sur :

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Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html )

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 10:00

Jamais encore, de mémoire de Jacky, on avait fait une récolte de miel de printemps en avril. D’habitude, c’est vers le 15 mai.

Les colzas défleurissaient à peine que les acacias commençaient déjà.

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Même si elle a souffert de la sécheresse, la récolte a été très correcte, mais nous avons eu de fortes disparités entre les ruches.

Ainsi, voyez la différence entre ces deux ruches :

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Celle de gauche n’avait qu’une hausse dans laquelle nous n’avons récolté que 4 cadres de miel commençant à cristalliser car elle s’est dépeuplée suite à un essaimage trop précoce.

Celle de droite a bâti et rempli ses 3 hausses en 25 jours dont 18 magnifiques cadres comme celui-là :

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(En général, on estime un cadre de hausse bien rempli à environ 2 kg de miel)

La troisième hausse n’étant quand même pas encore bien operculée, nous l’avons remise en premier pour que les abeilles finissent le travail et nous en avons ajouté deux autres, qu’elles ont tout de suite occupées.

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(Merci Christian pour la photo et pour ton aide)

Nous récolterons le tout à la fin des acacias et avant les châtaigniers. Cela nous fera un miel avec un nouveau parfum, car jusqu’à présent, nous ne faisions pas de récolte de miel d’acacia : il n’y en a pas assez dans l’environnement de nos ruchers.

Alors, pourquoi une telle différence entre ces ruches ?

La principale explication est l’âge de la reine : la reine de plus de deux ans a essaimé alors que la reine âgée seulement d’un an est en pleine force (elle pond beaucoup et émet beaucoup de phéromones).

Cette jeune reine est aussi la dernière issue de la lignée apis mellifera ligustica de la colonie qui nous avait été donnée à nos débuts (voir article n° 2 « Mais quelle mouche nous a donc piqués ? »  http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-2-mais-quelle-mouche-nous-a-donc-piques--44049248.html ). Elle apprécie donc particulièrement les printemps chauds et précoces.

Cette ruche, placée en tête du rucher, bénéficie aussi du phénomène de « dérive » des butineuses qui se trompent de ruche à leur retour et qui rentrent dans la première venue (où elles sont bien acceptées avec leur sacoches pleines !).

Elle porte déjà  un numéro : le 10. Maintenant, en référence à ses origines italiennes, nous lui avons donné un nom : c’est ma « Ferrari » !

Elle est bien partie pour gagner un deuxième Grand Prix :

 

Mais quand fera-t-elle son arrêt aux stands (essaimage) ?

Autre constatation pour le moins étonnante : ce sont les deux ruches qui  avaient le plus de varroas cet hiver, qui ont donné le plus de miel à cette récolte ! C’est toujours à n’y rien comprendre.

Étaient-elles aussi les plus populeuses ?

Il y en a un qui se pose moins de questions et qui profite tranquillement du soleil et des abeilles : c’est le lézard vert … et bien gras.

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Merci de votre attention, et … à bientôt sur :

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Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html )

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 21:00

Le printemps est là, et bien là, trop beau, trop chaud. Le muguet a fleuri au 15 avril !

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(C’est une petite abeille sauvage qui le butine)

Un ancien agriculteur du village nous dit avoir déjà vu des printemps précoces mais jamais autant que cette fois.

Il fait aussi beaucoup trop sec sur notre gâtine tourangelle, les abeilles en sont réduites à revenir boire à l’abreuvoir des poules.

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L’année dernière, la récolte de fourrage avait déjà été inférieure de 50 % à la normale, cela risque d’être pire cette année. Pour nos ânes, trop bichonnés, ce n’est pas grave s’ils perdent un peu de leur surcharge pondérale, mais pour les éleveurs de la région cela pourrait devenir problématique.

Les premiers essaims sont aussi partis plus tôt que d’habitude.

La façon la plus simple de les récupérer est de leur proposer des ruchettes accueillantes pour qu’ils viennent s’y installer au lieu de se perdre dans la nature (taux de survie pratiquement nulle) ou d’aller importuner le voisinage.

Nous avons la chance d’avoir des voisins qui comprennent qu’à la campagne c’est normal que les coqs chantent, que les ânes braient et que les abeilles essaiment. Mais on sait qu’un essaim qui vient se loger dans une cheminée ou sous une toiture peut aussi être gênant et même coûteux s’il faut faire appel à une entreprise spécialisée.

Pour éviter ces désagréments nous mettons donc plusieurs pièges chez nous et dans la mesure de nos possibilités, sans jouer aux cascadeurs, nous essayons d’apporter notre aide à nos voisins pour capturer, déloger ou éloigner tous ceux qui se présentent, d’où qu’ils viennent.

Un piège à essaim est tout simplement une ruchette dont l’intérieur est préalablement passé à la flamme pour le désinfecter ou enlever l’odeur du bois neuf.

Suivant la recette de Jacky (merci à toi de nous transmettre ton savoir-faire) , je badigeonne aussi l’intérieur avec une solution de propolis dissoute dans de l’alcool (à faire longtemps à l’avance pour que l’alcool puisse complètement s’évaporer avant utilisation et ne laisser que la bonne odeur de la propolis). Les plus écolos préfèreront frotter directement une boule de propolis un peu réchauffée.

Le plus important est d’introduire un vieux cadre (issu d’une ruche saine et pas trop pourri quand même !).

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Plus on met de vieux cadres, plus c’est attirant, mais d’un point de vue sanitaire c’est dommage de ne pas profiter des essaims pour les faire démarrer sur de la cire neuve.

Personnellement, je n’en mets qu’un et, contrairement à la logique d’un développement harmonieux qui justifierait de le mettre au milieu, je préfère le mettre en rive. Lorsque j’enrucherai définitivement l’essaim, je ferai à nouveau en sorte qu’il se trouve toujours en rive pour pouvoir être facilement supprimé dès la prochaine visite de printemps.

Yves LAYEC, dans « La Santé de l’Abeille » n°242, préconise d’échanger le ou les vieux cadres par des neufs dès que l’essaim s’est fixé dans la ruchette, le jour même ou le lendemain.   

Je complète la ruchette avec des cadres de cire gaufrée sur lesquels je mets un peu d’attire-essaim.

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Et voilà un piège prêt à être installé :

BLOG3005Mais pour bien fonctionner, il est vivement recommandé de ne pas laisser la portière fermée !!!

 

Le choix de l’emplacement est primordial pour la réussite de l’opération et chacun a ses habitudes, calquées sur les habitudes des abeilles du secteur.

En théorie, il est conseillé de mettre son piège à distance du rucher (plus de 200 à 800 m suivant les auteurs) et en hauteur (1,5 à 4 mètres), ombragé, mais pas trop, en lisière de bois ou de haie par exemple, ouverture orientée vers l’est ou le sud-est.

Mais, dans la pratique, les abeilles n’en font qu’à leur tête : ce sont des filles ! Les quelques mâles d’un essaim ne font que les suivre... !

On mettra des pièges là où on peut et là où ça a déjà marché précédemment.

Ainsi j’en mets sur la grange et sur l’écurie des ânes :

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J’en mets aussi toujours un juste devant le rucher, à terre, en plein soleil, trop près du rucher, ouverture à l’ouest, donc contrairement à toutes les théories :

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Il peut ne servir que de point de ralliement de l’essaim avant son envol définitif, comme dans ce cas là :

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Mais il arrive que j’en récupère quand la reine a du mal à voler.

Cet autre piège a aussi servi d’étape :

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Mais l’essaim qui a passé la nuit dessous, en prévision d’un autre départ, a  fini par s’installer à l’intérieur, sous nos yeux : il devait nous attendre !

Vidéo de l'essaim qui rentre :

Quand je parle de mettre un piège proche d’un rucher, ce n’est valable que s’il s’agit de son propre rucher. Il est très inconvenant de venir piéger à proximité du rucher d’un autre apiculteur.

Jacky, notre maître-apiculteur, accroche toujours une ruchette-piège à sa cheminée :

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En plein village, il attrape ainsi de nombreux essaims. C’est utile pour lui, mais aussi pour le voisinage à qui il évite d’être importuné.

 

Pour en savoir plus sur les pièges à essaims voir :

http://www.beekeeping.com/abeille-de-france/articles/piege_essaim.htm

Pour des amateurs comme nous, le piègeage et la capture d’essaims font partie des plaisirs de l’apiculture. Mais, de ce fait, nous récoltons de vieilles reines et nous cultivons les souches essaimeuses.

C’est tout le contraire d’une apiculture performante.

On comprend mieux pourquoi certains apiculteurs professionnels ne veulent plus aller récupérer des essaims : cela prend trop de temps pour un résultat aléatoire et cela peut nuire à la sélection qu’ils mènent avec des élevages de reines.

Piègeage ou élevage : à chacun de choisir sa voie.

 

Merci de votre attention, et … à bientôt sur :

http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com

Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html )

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 14:00

De belles journées de printemps avec des températures supérieures à 15° : c’était le bon moment pour faire les visites de printemps.

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Même si on a déjà une bonne idée de ce que l’on va trouver grâce aux observations  de l’activité sur les planches d’envol et des déchets trouvés sur les trappes de comptage, c’est toujours un moment de grande émotion.

C’est le lancement de la saison apicole avec ses interrogations : comment va-t-elle se passer cette année ?

Nous effectuons tous les travaux déjà décrits à l’article n° 9 (voir http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-9-la-visite-de-printemps-48589035.html ) et surtout nous visitons chaque cadre de toutes les ruches.

N’ayant pas pu continuer les pesées-arrière du fait de mon poignet convalescent, nous contrôlons aussi attentivement les réserves de miel pour savoir s’il faut donner un petit complément, suivant la météo à venir.

Quelle joie de trouver de beaux cadres de couvain d’ouvrières comme celui-là :

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On remarque aussi quelques cellules de mâles groupées en bordure du nid à couvain (essaimage en préparation ?).

Par contre, quelle déception lorsque nous ne trouvons pas du tout de couvain ou seulement quelques cellules de mâles dispersées comme dans celui-ci :

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Car il s’agit alors de ruches orphelines (la reine est morte) et bourdonneuses quand des ouvrières se sont mises à pondre à la place de la reine. Non fécondées, elles ne donneront que des mâles (voir http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-15-ruche-orpheline-ou-pas-52686832.html ) et la colonie est condamnée.

Ces deux cas de ruches orphelines ne m’ont pas surpris car j’avais remarqué que, contrairement aux autres ruches qui rentraient de grosses pelotes de pollen, elles n’en rentraient pas du tout ou seulement quelques toutes petites pelotes. Elles ne faisaient donc pas d’élevage de jeunes larves.

À cette époque de l’année, je préfère appliquer le principe de précaution en détruisant et brûlant ces colonies. Je ne procèderai par fusion qu’en période d’essaimage où les orphelinages sont plus probablement liés à un accident de vol nuptial qu’à un risque de maladie.

Mais, deux ruches au tapis sur les dix du rucher de la Huberdière, c’est supérieur aux années précédentes.

Pour moi qui roulais des mécaniques dans mon article de début d’année (voir http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-27-quelle-conduite-de-rucher-pour-2011-65541844.html ) en disant que je n’avais pas de signes de varroase, je le prends comme un avertissement (… ou comme une claque !).

Dois-je me résigner à utiliser de l’amitraze ? Comme cela fait 6 ans que je m’en passe, en l’utilisant certaines années, je serais largement dans les objectifs initiaux du Grenelle de l’environnement (réduction de 50% des pesticides) mais serais-je dans les nouveaux objectifs (réduction de 50 % des risques) ?

Dans l’absolu, ce nouvel objectif de réduction des risques de 50% n’est pas inintéressant. Ce n’est pas la quantité utilisée d’un pesticide qui est le plus à craindre mais l’amplitude de ses répercussions, même à doses faibles, y compris quand la matière active a disparu. Mais il est plus difficilement appréhendable, surtout quand on ne connaît pas toutes les implications à long terme (… et encore faudrait-il les chercher !).

On sait, par certaines affaires fumeuses, qu’un produit ou un médicament jugé inoffensif pendant de longues années, peut ensuite être révélé publiquement dangereux.

Alors, contrairement à ce que j’ai pu entendre de la part d’éminents scientifiques au colloque « Pesticides et Environnement » qui s’est tenu à Tours la semaine dernière, je ne pense pas qu’il existe de « bons pesticides » mais je reste d’accord avec eux quand ils affirment, préalablement, que tout pesticide est un « poison ».

Je crains que ce changement d’objectifs ne soit là que pour masquer une reculade par rapport aux objectifs initiaux du Grenelle de l’environnement.

Bon, … alors, quelle décision vais-je prendre pour mon petit rucher sans vouloir refaire le monde?

Comme il n’y a pas eu de perte dans l’autre rucher de la vallée de la Dème, en tout nous n’avons donc que 10 % de pertes hivernales : ce qui est maintenant banal (une pensée, au passage, pour notre amie qui en a eu 75%).

Toutes les autres colonies ont de 3 à 6 cadres de couvain sans problème apparent.

D’autre part, cela fait plusieurs années que je cherche une corrélation entre :

        - la moyenne journalière des chutes naturelles de varroas avant acide oxalique,

        - le nombre de varroas tombés pendant les 4 semaines suivant l’acide oxalique.

        - le nombre de cadres de couvain à la visite de printemps,

        - la quantité de miel récolté par ruche.

Résultat : c’est n’importe quoi ! Peu ou pas de corrélation du tout.

J’ai l’impression que c’est la qualité de la reine et de la lignée qui prime sur les autres paramètres. Ce ne sont pas les éleveurs de reines qui me diront le contraire ! À ce sujet, dois-je aussi revoir mes propos précédents ?

Donc pour l’instant, j’ai toujours envie de poursuivre l’expérience du zéro pesticide : on verra bien !

20% de perte sur mon rucher de la Huberdière et aucune au rucher de Marie-France dans la vallée de la Dême alors qu’elle pratique les mêmes traitements, elle y récolte aussi plus de miel : soit ce sont les mains de l’ex-infirmière qui sont plus efficaces que celles de l’ex-informaticien, soit c’est le hasard (non, mais, quand même !), soit c’est l’emplacement qui est meilleur.

(Nous en profitons pour remercier chaleureusement Odile et Eloi qui mettent à notre disposition le petit bois au milieu de leur exploitation. Comme quoi, apiculture et agriculture peuvent aussi faire bon ménage quand les pratiques agricoles sont rigoureuses.)

Finalement : est-ce que la conclusion de ces visites de printemps serait que ma fierté d’apiculteur-écolo et de mâle-dominant (… ou pas) en ait pris un bon coup ?

Merci de votre attention, et … à bientôt sur :

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Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html )

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 10:36

Nous avons le plaisir de vous adresser quelques cartes postales de notre voyage au Costa Rica en commençant bien sûr par l’apiculture et les insectes :

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Quelle joie de rencontrer au détour d’un virage un apiculteur qui vend son miel et du sirop de caroube au bord de la route.

Ce miel, butiné essentiellement sur palmiers à huile et citronniers, a effectivement un goût citronné très marqué.

Il réalise 4 récoltes par an en zone montagneuse et 2 récoltes en zone caraïbe (côte atlantique). Avec ses 100 ruches, il récolte environ 500 gallons de miel par an (soit 2.200 litres).

Il a, en plus, des ruches d’élevage pour pouvoir renouveler ses colonies tous les ans.

Une partie du miel récolté (en plus des 500 gallons ?) sert au nourrissement de cet élevage et à la stimulation des colonies.

L’humidité (surtout en zone caraïbe) est une contrainte importante avec laquelle il doit jongler pour faire ses récoltes.

D’après ce que nous avons pu comprendre, il semble ne pas avoir de soucis avec varroa, aethina tumida, ou tropilaelaps clareae.

Par contre, il a beaucoup de problèmes avec les abeilles africanisées très  agressives et dont les mâles peuvent faire de nombreux kilomètres en recherche de reines à féconder.

Nous aurions aimé bavarder plus longtemps avec lui mais déjà qu’en France on peut lasser certains amis avec nos histoires d’abeilles (n’est-ce pas Jean-Philippe !), nous n’avons pas voulu retarder plus le groupe.

(P.S. : Eh oui, comme plus d’un millier de Tourangeaux, j’ai glissé sur le verglas (petite fracture du poignet) la veille du départ : c’est ballot et ça ne va pas faciliter la prochaine visite de printemps)

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Le miel, toujours liquide, est aussi vendu en boutique dans toutes sortes de flacons.

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Il est souvent présenté dans les étalages avec divers sirops, aussi faut-il bien vérifier la mention « miel de abej » ou « miel de abejas ».

Nouvelle séquence émotion :

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Une toute petite abeille sauvage (environ 7mm) vient se poser sur moi avec ses belles pelotes de pollen.

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Là, par contre, c’est un nid de guêpes toutes noires.

Mais à qui appartient ce nid en haut d’un arbre :

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… à des termites :

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Et pour en finir avec les insectes : une petite vidéo de fourmis découpeuses de feuilles :

 

Notre voyage a été marqué par la rencontre des habitants de ce petit pays.

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Alex qui nous a fait connaître son peuple aborigène : les Bribris.

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Ils nous ont montré leurs cultures de plantes médicinales traditionnelles et la confection de leur boisson culte : le cacao.

Avec Alex, ils développent un écotourisme qui leur permet de maintenir leurs connaissances et traditions tout en s’inscrivant dans la modernité.

Grâce à Alex, très cultivé et très dynamique, on comprend pourquoi les associations écologiques locales ont pu gagner de grandes batailles comme l’arrêt de la déforestation (28% du territoire costaricien est maintenant protégé).

 

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Ernesto nous a fait connaître la culture du café.

Il a passé toute son exploitation en bio (ou « organic » suivant l’expression locale)  depuis plusieurs années. Les 4 premières années ont été difficiles mais il est arrivé maintenant à une production correcte qui incite ses voisins à en faire autant.

Les grossistes lui achètent son café à 3$ le pied-cubique

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au lieu de 1,50 $ pour le café cultivé classiquement.

Il enrichit son sol avec le compost des pulpes de café et des tailles de branchages.

Les principales maladies du café sont des moisissures (ou champignons) mais en s’abstenant d’utiliser des fongicides qui détruisent les mauvaises comme les bonnes, un équilibre s’établit.

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Ainsi on peut voir des moisissures blanches s’attaquer aux taches brun foncé qui auraient pu devenir néfastes pour le plant.

La vitalité de la plante est aussi un facteur prépondérant dans la maîtrise des maladies.

Le parasite le plus dangereux du café est un petit coléoptère d’environ 2 mm (Hypothenemus hampei) qui n’apparaît à la surface du fruit qu’à l’âge adulte.

Pour les cultivateurs « bio », le gouvernement fournit un champignon s’attaquant spécifiquement à cet insecte. Ce champignon présente aussi l’avantage de pénétrer la pulpe du fruit et donc de s’attaquer aux larves du coléoptère contrairement aux insecticides chimiques qui restent en surface et doivent donc être renouvelés plusieurs fois.

(… Quand trouvera-t-on un champignon s’attaquant spécifiquement au varroa ?)

En ayant une politique de culture très respectueuse de l’environnement, les retombées sur la biodiversité sont immédiates et impressionnantes. Ernesto, par ailleurs ornithologue, a recensé plus de 350 espèces d’oiseaux sur sa seule petite exploitation soit autant que sur toute la France !

Quand vous consommez « bio », vous faites peut-être du bien à votre santé mais vous faites certainement du bien à l’environnement et aux générations futures.

D’autre part, il semblerait que, contrairement à une idée reçue, l’agro-écologie permettrait à grande échelle d’accroître la production alimentaire suivant les travaux d’Olivier De Schutter, rapporteur spécial à l’ONU.

Voir son site :

http://www.srfood.org/index.php/fr/component/content/article/1-latest-news/824-agroecology-a-way-to-feed-the-world

et son rapport :

http://www.srfood.org/images/stories/pdf/press_releases/20100622_press_release_agroecology_fr.pdf

 

 

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Un grand merci à notre guide, Marlon, qui exprime merveilleusement la gentillesse et l’hospitalité des Costariciens, tout en étant très professionnel dans l’accompagnement des touristes.

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Le Costa Rica, c’est aussi un pays où les femmes peuvent et aiment montrer leurs formes car elles y sont respectées. La présidente et plusieurs de ses ministres sont des femmes.

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En 10 jours, je n’ai pas vu un seul Costaricien fumer, même dans cet espace fumeur d’un restaurant. Fumer au Costa Rica : c’est passer pour un imbécile !

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On ne voit pas de poussettes au Costa Rica. Les jeunes enfants sont portés dans les bras des mamans et des papas. C’est sûrement mieux pour eux vu l’état des trottoirs !

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Un grand merci à Gérald et à son agence (http://www.costaricavoyages.com/) dont nous avons apprécié la fiabilité et la qualité des prestations, en toute conformité avec le descriptif annoncé.

Et pour finir, voici des photos plus classiques mais incontournables d’un voyage au Costa Rica.

Des animaux très variés :

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Une multitude d’oiseaux et de papillons :

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  Des fleurs à profusion dont beaucoup d’orchidées :

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Des volcans en activité :

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La côte pacifique, paradis des surfeurs :

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La côte caraïbe (atlantique) très influencée par la Jamaïque et le reggae :

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Alors, si comme nous, vous pensez qu’il est important, de ne pas cautionner des régimes tyranniques mais au contraire, de soutenir les pays faisant des efforts démocratiques et écologiques, le Costa Rica est une destination de vacances très intéressante.

 

Merci de votre attention, et … à bientôt sur :

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Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html )

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 19:00

En décembre, j’ai été frappé par la concomitance de plusieurs articles parus dans nos revues apicoles habituelles. Ils donnent une idée des différentes approches de l’apiculture et nous font nous poser la question : « Quelle orientation voulons-nous prendre dans la conduite de notre rucher ? ».

L’  « Abeille de France » n° 975 revient sur la conférence, lors du dernier congrès national d’apiculture française, d’un apiculteur de Californie qui vante les intérêts de ses ruches « naturelles » et met en avant son principe fondamental pour une apiculture saine :

« … L’espèce des abeilles dites domestiques, Apis mellifera, prise dans son ensemble, a priorité sur nos propres colonies. Les apiculteurs doivent donc être les « bergers » de l’espèce toute entière, et non pas seulement de leurs propres ruches. Car c’est en voulant protéger nos ruches que l’on affaiblit l’espèce. Il découle de ceci que nous devons :

                1°) ne pas traiter nos ruches contre les maladies et leurs parasites et,

                2°) utiliser et propager seulement des abeilles locales. »

 

« Abeilles et Cie » n° 139 rapporte les expériences de John Kefuss à Toulouse. Il est arrivé, par la sélection, à se passer de tout traitement anti-varroa. Mais le CARI, à l’origine de cette revue, préconise généralement à ses adhérents un traitement au thymol l’été puis à l’acide oxalique en décembre.

 

En même temps, « Abeilles et Fleurs » n° 722 nous rappelle les principales opérations de l’année apicole :

1°) Traitements anti-varroa : Thymol 2 fois 15 jours en juillet puis les lanières APIVAR ou APISTAN (suivant les GDSA) en août, puis acide oxalique en décembre et enfin encore en mars, après dépistage, faire encore des traitements en conséquence.

2°) Nourrissements : l’hiver au candi pour les compléments éventuels, stimulation de la ponte de la reine avec du sirop chaud, à partir de mars  un litre de sirop après chaque ouverture de ruche, nourrir après chacune des miellées et des récoltes d’un litre de sirop donné en deux fois, en juin nourrir une fois par semaine jusqu’aux miellées, en juillet nourrissement stimulant après la récolte puis nourrir surabondamment au sirop concentré par nourrisseurs pleins jusqu’à 15 litres de sirop par colonie, nourrissement stimulant en août et septembre (jusqu’au 15) à raison d’un ½ litre par semaine.

3°) Conduite du rucher : essaimages artificiels, élevage de reines pour changer toutes les reines, tous les ans en octobre.

 

Autant dire que la vision de l’apiculture est diamétralement différente d’un auteur à l’autre !!!

Alors quelles orientations allons-nous prendre pour notre rucher en 2011?

Taitements anti-varroas :

Je serais bien tenté par l’expérience de ne pas traiter du tout. Mais dans notre secteur cela signifierait perdre 90 à 100 % de mes colonies comme cela est arrivé à certains. Être seul à le faire dans mon petit rucher alors qu’il y a d’autres ruchers aux alentours ainsi que des colonies transhumées par des professionnels, laisse peu d’espoir d’arriver à la sélection d’une souche résistante. Ça serait aussi donner du grain à moudre à ceux qui voudraient faire interdire l’apiculture aux amateurs.

On sait que les traitements au thymol sont moins performants que les lanières à l’amitraze (en décembre, sur la même période, l’acide oxalique a fait chuter nettement plus de varroas dans mes ruches que dans celles du rucher-école  http://ecole-aa37.blogspot.com/2010/12/comptage-de-varroas.html ). Mais  tant que l’infestation restera stable et qu’il n’y aura pas de signes viraux, je continuerai à résister à l’usage d’un pesticide. Oui, la très grande majorité des apiculteurs français utilisent un pesticide contre le varroa alors qu’on aurait pu penser qu’ils fussent les premiers à promouvoir des méthodes alternatives. Depuis 5 ans cependant, il y a une évolution dans ce sens, au moins dans les discours où ces méthodes sont maintenant systématiquement citées.

J’en resterai donc aux deux traitements, thymol et acide oxalique, comme le font l’ensemble des apiculteurs belges du CARI et comme cela est autorisé en apiculture biologique.

Pour poursuivre dans cette voie, il faudra que je continue à faire les comptages de chutes de varroas, avant et après chaque traitement, et si besoin, revoir ma position sur le sujet.

Nous avons appris, lors d’une conférence de M. François GANACHAUD (ENSCM Montpellier), que les préparations effectuées par les apiculteurs professionnels par dilution du thymol dans de l’éthanol pouvaient avoir une meilleure efficacité (>95%) de par un effet « flash ». Nous n’avons pas cet effet « flash » avec les produits conditionnés, prêts à l’emploi, leur efficacité allant de 86 à 89% seulement. Cependant nous continuerons à prendre de l’APIGUARD par notre GDSA (Groupement de Défense Sanitaire Apicole) afin de rester conformes au PSE (Plan Sanitaire d’Élevage) car il nous semble important que les apiculteurs (et en particulier les amateurs) restent groupés.

Pour ce qui est des autres maladies, c’est vite vu : il n’existe pas de médicaments autorisés : les antibiotiques sont interdits en France, apiculture bio ou pas. Donc, en cas de suspicion de maladie grave, nous détruirons la colonie et désinfecterons la ruche (voir article n°12 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-12-mortalite-il-faut-eliminer-cette-ruche-49845215.html ).

Nous continuerons aussi de privilégier les abeilles locales.

Nourrissements :

Si à la lecture de « Abeilles et Fleurs », on comprend  pourquoi l’apiculture française consomme autant de sucre qu’elle produit de miel (et on n’est probablement pas les pires !), par contre nous sommes loin du cahier des charges de l’apiculture biologique. Celui-ci n’autorise qu’exceptionnellement  les nourrissements avec des succédanés du miel et dans des quantités très limitées.

Personnellement,  nous avons d’abord pu constater qu’un nourrissement au sirop après la dernière récolte d’été apportait une réelle amélioration sur le plan sanitaire des colonies.

En suivant les conseils d’apiculteurs réputés comme Jos GUTH, nous avons ensuite augmenté ce nourrissement de fin d’été, ce qui a permis à toutes les colonies de passer l’hiver sans autres apports de nourriture. Mais comme au printemps il en restait encore pas mal dans les cadres, nous diminuons maintenant petit à petit ce nourrissement pour arriver à connaître la quantité réellement nécessaire et suffisante dans notre région. Nous en sommes déjà à deux fois moins que préconisé dans l’article d’ « Abeilles et Fleurs » pour ce nourrissement de fin d’été et nous n’en faisons aucun autre tout le reste de l’année.

Nous nous sommes aussi mis de côté du miel pour nourrir les colonies qui seraient complètement en manque à la sortie de l’hiver.

Essaimages artificiels :

Comme nous ne souhaitons plus augmenter notre nombre de ruches et comme nous n’avons quasiment pas de mortalité hivernale (entre 0 et 10% seulement), nous ne pensons pas refaire d’essaimage artificiel cette année. Et c’est tant mieux, car cette opération nous stresse autant que les abeilles (les apiculteurs chevronnés vont bien se moquer de nous).

Les essaims que nous piégeons ou attrapons, suffisent pour renouveler les colonies orphelines en cours de saison.

Élevage de reines :

De même que je n’arrive pas à me résoudre à éliminer mes vieilles poules qui ne pondent plus depuis longtemps, je n’ai pas le cœur à tuer mes reines tous les ans. Je préfère les laisser essaimer à leur bon gré.

D’accord, c’est bien une réaction de bobo-romantico-écolo car, ici à la campagne, on a l’habitude de dire qu’un animal doit payer son loyer et on fait moins de sentiments avec les vieilles poules.

Même s’il fait perdre en productivité,  l’essaimage naturel a aussi des  avantages sur le plan sanitaire des colonies : j’en parlerai dans un autre article.

Chaque année, nous récoltons quand même de 25 à 35 kg de miel par ruche ce qui est satisfaisant pour une « apiculture de loisirs » et nous situe dans la moyenne régionale (mais loin des professionnels qui atteignent plus de 60 kg grâce à toutes les techniques citées).

On dirait que je cherche des raisons rationnelles pour justifier ce qui m’arrange : c’est ce que ma psy préférée,… très préférée, appellerait de la « réduction de la dissonance cognitive », car je n’ai pas envie de faire d’élevage de reines malgré toute la bonne volonté de Jean-Pierre et Philippe qui se décarcassent pour partager leur savoir au rucher-école (http://www.lesamisdesabeilles.fr).

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Et pendant que le chef pense, réfléchit, tergiverse … ou rêvasse, ses abeilles travaillent à plein régime pour assurer la survie des colonies (toute ressemblance avec des situations ayant existé ne serait pas totalement fortuite !)

Un rayon de soleil, 15 ° aux ruches et c’est l’effervescence.

Vols de propreté, vols de reconnaissance, sortie des cadavres, repérage des sources d’approvisionnement, premiers butinages en vitesse car la température retombe vite en soirée.

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Elles rentrent même du pollen car la ponte de la reine a repris et il faut vite élever de jeunes abeilles pour assurer le renouvellement des colonies.

 

Mais où trouvent-elles du pollen en ce 16 janvier ?

Eh bien, par exemple, sur ces noisetiers précoces :

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Ouf ! Enfin une belle photo : c’est votre récompense d’avoir tenu le coup jusqu’à la fin de cet article technique, personnel et ennuyeux.

 

Un grand merci pour votre attention, et … à bientôt sur :

http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com

… pour des articles plus « légers »,… peut-être.

Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html )

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 08:00

Nous vous souhaitons une BONNE ANNÉE 2010 et nous vous présentons nos meilleurs vœux de bonne santé.

Avec les dernières informations bien inquiétantes sur la santé des pollinisateurs (voir à ce sujet les articles de Vincent TARDIEU :

 http://lesilencedesabeilles.over-blog.com/article-alerte-virale-chez-tous-les-pollinisateurs-64299072.html

et

http://lesilencedesabeilles.over-blog.com/article-alerte-virale-chez-tous-les-pollinisateurs-2-64301267.html ),

une façon de souhaiter une bonne année à nos abeilles est de participer à la campagne de pétition en cours :

https://secure.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?cl=899599559&v=8131

Mais il y en a pour qui l’année commence bien, et c’est le cas de Monsieur André M. de Saumur qui est le gagnant de notre quizz.

Il recevra cette présentation des 3 miels typiques de notre gâtine tourangelle :

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Félicitations aussi à tous ceux qui nous ont envoyé leurs réponses. Elles étaient souvent excellentes, ou, pour certaines, humoristiques.

Pour tous ceux qui n’ont pas répondu, une petite révision s’impose.

Voici pour eux les réponses auxquelles nous pensions en posant ces questions :

 

QUESTION n° 1

« Que fait cette abeille dans la vidéo ? » :

 

Elle ventile en battant des ailes mais en gardant l’abdomen arrondi vers le bas. Voir à ce sujet l’article n° 18 – Climatisation de la ruche (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-18-climatisation-de-la-ruche-56122602.html )

 

QUESTION n° 2

« Citer au moins deux noms d’abeilles sauvages comme, par exemple, celle-ci » :

BLOG901

Une andrène (peut-être une andrena cineraria) citée dans l’article n° 9 – La visite de printempshttp://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-9-la-visite-de-printemps-48589035.html )

… « ou celle-là » :

BLOG2304

L’abeille du lierre (colletes hederae) citée dans l’article 23 – La visite d’automne (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-23-la-visite-d-automne-60224065.html )

Mais il y en a bien d’autres comme l’abeille charpentière dont il sera question plus loin.

Plus de 900 espèces d’abeilles sauvages vivent en France et assurent la biodiversité : elles méritent toute notre attention.

 

QUESTION n° 3

« Quelles sont les deux principales substances récoltées par les abeilles pour faire le miel ? » :

 BLOG1710

Il s’agit du nectar et du miellat voir à ce sujet l’article n° 17 – Comment les abeilles font le miel (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-17-comment-les-abeilles-font-le-miel-55021103.html )

 

QUESTION n° 4

« Est-ce que les mâles (chez les abeilles) ont un dard pour piquer ? »

BLOG1101

Non, les mâles ne piquent pas car ils n’ont pas de dard. D’ailleurs ils ne font pas grand-chose d’autre que de s’occuper de la reproduction : voir article n° 11 – Mais à quoi servent donc les mâles ? (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-11-mais-a-quoi-servent-donc-les-males-49414003.html )

 

QUESTION n° 5

« Que font les abeilles avec le derrière en l’air dans cette vidéo? »

 

Elles battent le rappel pour rassembler les abeilles de l’essaim dans leur nouvelle demeure : voir article n° 14 – Cahier d’essaims (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-14-cahier-d-essaims-51550400.html )

 

QUESTION n° 6

« Et comment s’appelle la glande qu’elles dégagent entre les deux derniers anneaux de leur abdomen ? »

BLOG1412

Il s’agit de la glande de Nasanov qui sécrète la phéromone de rassemblement : voir article n° 14 – Cahier d’essaims (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-14-cahier-d-essaims-51550400.html )

 

QUESTION n° 7

« Comment s’appelle cet instrument et à quoi nous sert-il ? »

BLOG1709

C’est un réfractomètre. Il nous sert à mesurer le taux d’humidité du miel récolté voir article n° 17 – Comment les abeilles font le miel (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-17-comment-les-abeilles-font-le-miel-55021103.html )

 

QUESTION n° 8

« Quel est le nom de ce parasite de l’abeille qui pose tant de problèmes aux apiculteurs ? »

BLOG2001

C’est le varroa dont on a parlé dans l’article n° 20 – Varroa Destructorhttp://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-20-varroa-destructor-57711356.html )

 

QUESTION n° 9

« En Touraine, quelles plantes favorisent le bon démarrage des colonies au printemps ?

Comme celle-ci » :

 BLOG701

Le noisetier

 

 

 

 

 

« Ou celle-là » :

BLOG804

 

 

 

Le saule marsault

 

 

 

 

Voir article n° 7 – Les abeilles ont soif (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-7-les-abeilles-ont-soif-46487570.html )

 

QUESTION n° 10

« Toujours dans notre région, quelle plante favorise le bon hivernage des abeilles ? » :

BLOG2311

Le lierre : voir article n° 23 – La visite d’automne (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-23-la-visite-d-automne-60224065.html )

 

QUESTION n° 11

« Quel est le nom du papillon dont la chenille peut faire des ravages dans les cadres de cire ? » :

Vidéo de la chenille (appelée aussi "larve") :

 

Il s’agit de Galleria mellonella appelé plus couramment « fausse teigne » : voir article 22 - -Fausses teignes mais vrais ou faux problèmes ? (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-22-fausses-teignes-mais-vrais-ou-faux-problemes-59148466.html )

 

QUESTION n° 12

« Comment s’appelle cette substance résineuse que les abeilles utilisent pour boucher les trous de la ruche, fixer leurs rayons de cire et désinfecter leur intérieur ? » :

BLOG2401

La propolis : voir article n° 24 - La propolis (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-24-la-propolis-62735987.html )

 

QUESTION n° 13

« Est-ce que les abeilles récoltent la cire dans la nature ou est-ce qu’elles la produisent avec des glandes spécifiques? » :

article-1 0154

C’est grâce à leurs glandes cirières que les abeilles produisent la cire : voir article n° 1 - C’est l’hiver, que font les abeilles ? (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-1-c-est-l-hiver-que-font-les-abeilles-43604379.html )

 

QUESTION n° 14

« Quelle est la contribution des abeilles à la vie sur Terre en général et à notre propre alimentation en particulier ? » :

BLOG1905

La pollinisation des végétaux : voir article n° 19 – Les abeilles au jardin (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-19-les-abeilles-au-jardin-56789371.html )

 

QUESTION n° 15

« Quel est le nom de ce gros insecte bruyant ? » :

BLOG1603

C’est une abeille charpentière : voir article n° 16 - L’abeille charpentière (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-16-l-abeille-charpentiere-53556083.html )

 

QUESTION n° 16

« Qui est cette abeille plus longue que les autres ? » :

DSCN6778 cercle rognée

C’est la reine ! Voir article n° 2 – Mais quelle mouche nous a donc piqués ? (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-2-mais-quelle-mouche-nous-a-donc-piques--44049248.html )

 

QUESTION n° 17

« Quelle est la température nécessaire à l’élevage du couvain dans la ruche ? » :

BLOG1801

De l’ordre de 35°. Voir article n° 18 – Climatisation de la ruche (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-18-climatisation-de-la-ruche-56122602.html )

 

QUESTION n° 18

« Est-ce la plus jeune ou la plus vieille des reines qui part de la ruche avec son essaim d’abeilles ? » :

BLOG1413

C’est la vieille reine qui s’en va essaimer pour conquérir de nouveaux espaces. Voir article n° 14 – Cahier d’essaims (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-14-cahier-d-essaims-51550400.html )

 

QUESTION n° 19

« En Touraine, quels arbres et plantes sont favorables à notre récolte de miel de forêt ? » :

BLOG1703

BLOG1702

Particulièrement les châtaigniers, les chênes et les ronces, mais aussi les acacias pour ceux, comme nous, qui ne font pas de récolte spécifique du miel d’acacia. Voir article n° 17 – Comment les abeilles font le miel (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-17-comment-les-abeilles-font-le-miel-55021103.html )

 

QUESTION n° 20

« En l’absence de reine, des ouvrières non fécondées peuvent se mettre à pondre. Dans ce cas, est-ce que ces œufs pourront donner naissance à des insectes viables ? » :

BLOG1503

Oui, ces œufs donneront des insectes viables mais ce ne seront que des mâles donc la colonie sera condamnée à brève échéance. Voir article n° 15 – Ruche orpheline … ou pas ? (http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-15-ruche-orpheline-ou-pas-52686832.html )

 

Merci de votre attention, et … à bientôt sur :

http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com

 Marie-France et Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html )

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 10:00

Vous êtes nombreux à nous dire être intéressés par notre blog et le lire attentivement.

Eh bien maintenant il va falloir nous le prouver !

À vous de répondre aux questions suivantes :

QUESTION n° 1

Que fait cette abeille dans la vidéo :

 

QUESTION n° 2

Citer au moins deux noms d’abeilles sauvages comme, par exemple, celle-ci :

BLOG901

… ou celle-là :

BLOG2304

QUESTION n° 3

Quelles sont les deux principales substances récoltées par les abeilles pour faire le miel ?

BLOG1710

QUESTION n° 4

Est-ce que les mâles (chez les abeilles) ont un dard pour piquer ?

BLOG1101

QUESTION n° 5

Que font les abeilles avec le derrière en l’air dans cette vidéo?

 

QUESTION n° 6

Et comment s’appelle la glande qu’elles dégagent entre les deux derniers anneaux de leur abdomen ?

BLOG1412

QUESTION n° 7

Comment s’appelle cet instrument et à quoi nous sert-il ?

BLOG1709

QUESTION n° 8

Quel est le nom de ce parasite de l’abeille qui pose tant de problèmes aux apiculteurs ?

BLOG2001

QUESTION n° 9

En Touraine, quelles plantes favorisent le bon démarrage des colonies au printemps ?

Comme celle-ci :

BLOG701

Ou celle-là :

BLOG804

QUESTION n° 10

Toujours dans notre région, quelle plante favorise le bon hivernage des abeilles ?

BLOG2311

QUESTION n° 11

Quel est le nom du papillon dont la chenille peut faire des ravages dans les cadres de cire ?

Vidéo de la chenille (appelée aussi "larve"):

QUESTION n° 12

Comment s’appelle cette substance résineuse que les abeilles utilisent pour boucher les trous de la ruche, fixer leurs rayons de cire et désinfecter leur intérieur ?

BLOG2401

QUESTION n° 13

Est-ce que les abeilles récoltent la cire dans la nature ou est-ce qu’elles la produisent avec des glandes spécifiques?

article-1 0154

QUESTION n° 14

Quelle est la contribution des abeilles à la vie sur Terre en général et à notre propre alimentation en particulier ?

BLOG1905

QUESTION n° 15

Quel est le nom de ce gros insecte bruyant ?

BLOG1603

QUESTION n° 16

Qui est cette abeille plus longue que les autres ?

DSCN6778 cercle rognée

QUESTION n° 17

Quelle est la température nécessaire à l’élevage du couvain dans la ruche ?

BLOG1801

QUESTION n° 18

Est-ce la plus jeune ou la plus vieille des reines qui part de la ruche avec son essaim d’abeilles ?

BLOG1413

QUESTION n° 19

En Touraine, quels arbres et plantes sont favorables à notre récolte de miel de forêt ?

BLOG1703

BLOG1702

QUESTION n° 20

En l’absence de reine, des ouvrières non fécondées peuvent se mettre à pondre. Dans ce cas, est-ce que ces œufs pourront donner naissance à des insectes viables ?

BLOG1503

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Envoyez nous vos réponses en utilisant la fonction « contact » du blog.

Nous vous retournerons le corrigé et vous serez, peut-être, le gagnant d’un cadeau surprise (gagnant désigné par tirage au sort le lundi 10 janvier 2011 parmi les participants ayant répondu avant cette date).

(Jeu sans obligation d’achat, sans règlement, sans contrôle d’huissier : ce n’est que pour jouer !)

Profitez-en pour nous faire part de vos remarques concernant notre blog et nous indiquer les sujets que vous souhaiteriez voir abordés en 2011.

Nous vous souhaitons de Bonnes Fêtes de Fin d’Année !

Merci de votre attention, et … à l’année prochaine sur :

http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com

Marie-France et Henri

(Remerciements et Bibliographie : voir l’article n° 0 http://miel-et-abeilles-en-touraine.over-blog.com/article-0-remerciements-et-bibliographie-43600752.html ) 

 

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