Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 12:00

Enfin nous avons eu quelques belles journées ensoleillées qui ont permis aux abeilles de se dégourdir les ailes.

Les butineuses ont immédiatement mis à profit ce beau temps pour trouver eau, pollen et nectar sécrété par les premières fleurs.

Après les petites pelotes blanches de pollen de noisetiers, elles ramènent maintenant  de superbes grosses pelotes jaune vif.

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Où le trouvent-elles alors qu’on ne voit encore que peu de fleurs ?

Sur les saules « marsault » des haies avec leurs beaux chatons épanouis (chatons = fleurs mâles):

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L’activité sur les planches de vol est très importante: les jours de grand soleil il y a même embouteillage car les jeunes abeilles en profitent pour effectuer leur premier vol.

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Ce spectacle émouvant ravit l’apiculteur et le rassure sur l’état de ses colonies.

Pour leur premier vol, les jeunes abeilles effectuent un vol stationnaire en faisant face à l’entrée de la ruche puis décrivent comme un balancement en s’éloignant, petit à petit, de plus en plus de leur ruche.

Les anciens ont appelé ces vols groupés: "le soleil d'artifice".

C’est par ces premiers vols que l’abeille va mémoriser l’emplacement de sa ruche : elle initialise ainsi son GPS interne pour la destination « maison » qu’elle saura ensuite retrouver même si elle va butiner à plusieurs kilomètres.

Comme ces vols s’effectuent en groupe, on peut imaginer qu’ils dessinent comme des rayons d’un soleil dont le centre serait l’entrée de la ruche : est-ce pour cela que le terme « soleil d’artifice » a été employé ?

L’abeille, qui apprend vite (on dresse en 10 mn une abeille à détecter un explosif dans un aéroport), va intégrer ainsi les caractéristiques de l’environnement extérieur à la ruche : repères visuels et géomagnétiques.

Pour les aider, certains apiculteurs dessinent des signes différents sur chaque ruche (l’abeille reconnaîtrait bien les formes étoilées mais confondrait un carré avec un cercle) ou les peignent de couleurs différentes (l’abeille voit bien le bleu mais serait aveugle au rouge).

Je ne sais pas si c’est vraiment utile, mais c’est beaucoup plus joli pour le promeneur.

Voici, par exemple, des ruches vues en Crête :

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… et un stock de ruches et ruchettes :

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Il est aussi conseillé de ne pas placer ses ruches dans un alignement trop parfait qui favoriserait la « dérive » au profit des ruches des extrémités. On parle de dérive quand, à son retour, une butineuse se trompe de ruche  et que, grâce à ses sacoches pleines, elle est facilement acceptée par les gardiennes.

Il pourrait y avoir jusqu’à 10 à 20% de travailleuses immigrées dans certaines ruches.

Voici un exemple (toujours en Crête) d’un grand rucher dont le désordre apparent révèle en fait une très bonne organisation.

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Sauf bug, l’abeille étant bien programmée pour rentrer à sa ruche, l’apiculteur n’a que deux possibilités pour déplacer une ruche :

- la déplacer de moins de 50cm à la fois et en la laissant quelques jours à chaque étape. Mais bien qu’elle ne soit déplacée que de 50cm, c’est particulièrement émouvant de voir les butineuses arriver encore directement sur l’emplacement vide et mettre longtemps avant de se décider à chercher et à trouver leur ruche bien que juste à coté et tout à fait visible.

- la déplacer (la nuit quand toutes les abeilles sont à l’intérieur) de plus de 5 km ce qui les forcera à réinitialiser leur GPS.

C’est pour cela que nous avons été motivés à avoir un autre rucher à 10 km du premier.

Mais en finalité comment l’abeille sait-elle qu’elle rentre dans la bonne ruche, et comment les gardiennes savent-elles que l’arrivante est bien de leur bande ?

C’est par l’odorat !

En effet l’odorat et l’émission d’odeur (on parlera de « phéromones » ou de "phérormones") est le mode de communication principal des abeilles.

Chez l’abeille, le nez : c’est leurs antennes qui portent des organes sensoriels de plusieurs types.

Toutes les abeilles d’une colonie (=habitantes d’une ruche) portent la même odeur grâce à une combinaison spécifique de composés cuticulaires : c’est leur badge et c’est ce badge que les gardiennes contrôlent à l’arrivée d’une abeille.

Donc pour rentrer dans une ruche il vaut mieux être en « odeur de sainteté », car celles qu’on ne peut pas « piffer » sont mises à la porte (sauf si leurs bagages sont intéressants)!

Pour finir, et rien que pour le plaisir bucolique de la campagne, voici une petite vidéo de « Jocelyne », notre poule naine, qui a encore pu couver malgré les grands froids et son grand âge (14 ans), et faire éclore des œufs au premier jour de beau temps (elle connaît la météo 3 semaines à l’avance, elle !).

Voyez comment, dans la nature, des poussins de 2 jours sont déjà actifs et n’ont besoin ni de farines industrielles ni de lampe de chauffage pour se nourrir et se développer.

 


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Henri

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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 11:00

L’hiver est toujours bien là.

Après la tempête, le froid est revenu avec un grand vent de nord-est.

Les noisetiers ont bien fleuri mais leur beaux chatons pleins de pollen n’ont pas pu être visités par les butineuses. Dommage, un bon apport de protéines fraîches aurait été le bienvenu pour élever les jeunes larves.

 

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Les premières fleurs aussi ne peuvent pas être visitées.

 

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Alors nos avettes doivent  continuer de taper dans les réserves.

(N.B. « avettes » est le terme littéraire ancien pour désigner les abeilles. Au pays de Ronsard c’est donc celui que nous utilisons souvent pour parler de nos petites préférées.)

Ces réserves, qu’il est très important de contrôler en mars par les pesées arrières (voir article n° 3), sont constituées :

        - du miel qu’elles ont butiné l’année dernière

        - des compléments  que nous leur avons donnés en fin d’été (on vous en reparlera au moment venu) ou, en cas d’urgence, maintenant

        - du pollen qu’elles ont stocké dans des alvéoles en périphérie du couvain sous forme de « pain d’abeille » (agglomérat de pollen, miel, nectar et enzymes) dans lesquelles le pollen a pu effectuer sa lactofermentation et devenir ainsi plus digeste. Le pollen est indispensable au fonctionnement des glandes hypopharyngiennes  productrices de la gelée royale.

Elles ont donc tout ce qu’il leur faut ?

NON : il manque l’élément  nécessaire à tous les êtres vivants  : l’eau !

L’eau représente 70% du poids d’une abeille (et 80 % du poids d’une larve).

En fin d’hiver, avec la reprise de la ponte, une colonie pourrait consommer jusqu’à 0,25 litre par jour.

Alors où trouver l’eau ?

Il en reste très peu dans le miel qui a cristallisé (sa meilleure forme de conservation).

Il n’y en a pas dans le pollen.

Dans la ruche,  il y a l’humidité ambiante (néfaste quand il y en a trop) qui peut se condenser  et être récupérée par les abeilles.

L’abeille est aussi capable de réduire ses propres pertes d’eau en fermant temporairement certains stigmates et en en récupérant une partie en fin de transit digestif.

Mais en période sèche, comme en ce moment où le taux d’hygrométrie est très bas, c’est insuffisant : alors il faut  aller chercher de l’eau.

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Pour de l’eau, les butineuses sont capables de sortir alors qu’il ne fait que 7 à 10° dehors (pour du nectar ce n’est qu’à partir de 15° qu’elles sortent).

Elles se réchauffent avant de s’envoler en activant leurs muscles thoraciques, comme pour chauffer l’intérieur de la ruche (voir article n°1).

C’est un travail épuisant : lourdement chargée il est encore plus difficile à la porteuse d’eau de rentrer à la ruche quand le vent s’en mêle, ce qui est aussi le cas depuis une semaine.

Projetées par un coup de vent dans l’eau froide, beaucoup d’abeilles, épuisées, y périront.

Mais cela fait partie du cycle de vie de l’abeille qui ne devient butineuse que dans ses derniers jours.

L’eau régurgitée par les butineuses à leur retour, peut aussi être stockée par des abeilles remplissant un rôle d’ « abeilles réservoirs » pour les autres, mais cela ne représente que de très faibles quantités.

Une colonie peut mourir de soif.

À la Huberdière,  elles trouvent de l’eau dans les mares et étangs voisins mais aussi dans l’abreuvoir des poules qui est très proche des ruches.

 En photo :

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En vidéo, avec seulement le son du vent, des poules et des abeilles qui, elles, n'ont pas besoin de la voix du metteur en scène :



Alors que nos poules sont du genre « féroce »  avec  les sauterelles, les papillons, et même les serpents qu’elles se disputent, je ne les ai jamais vues prendre une abeille dans leur abreuvoir : tout le monde boit tranquillement ensemble.

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Si quelqu’un a une explication à ce phénomène : je suis preneur.

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On peut aussi confectionner des abreuvoirs spécifiques pour les abeilles en mettant des flotteurs (tranches de bouchons en liège) et des graviers pour qu’elles puissent s’accrocher  ou en fabriquant des systèmes où l’eau s’écoule doucement sur une planche en bois (non traité !).

Tiens, en voilà une qui se trompe de buvette ou qui cherche un peu de chaleur:

 

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Au passage, vous voyez comme les butineuses, bien concentrées sur leur objectif,  ne piquent pas inutilement sauf si, par exemple, on en coince une entre les orteils en marchant en nu-pieds dans du petit trèfle en fleur (n’est-ce pas Olivier ?). C’est un acte désespéré où elle perdra la vie et fera perdre une ouvrière à la colonie. Ce n’est pas le même comportement que celui des gardiennes qui veillent à la protection de l’ensemble de la colonie et qui n’hésitent donc pas à se sacrifier pour cela.

D’un point de vue sanitaire, les points d’eau peuvent aussi devenir  pour les abeilles, un lieu de contamination lorsque certaines abeilles sont porteuses de maladies (spécifiques  aux abeilles). Donc, lorsqu’on leur met à disposition des abreuvoirs, il faut penser à les nettoyer et à renouveler l’eau régulièrement, car elles peuvent aussi venir d’ailleurs. C’est bien connu : ce n’est que celles des autres qui sont malades, les étrangères porteuses de tous les maux, et jamais les siennes (… ou pas ?).

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Henri

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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 10:40

La question à peine posée, vous êtes déjà capables d’y répondre car c’est une expérience que vous vivez régulièrement.

Vous avez depuis longtemps deviné,  qu’enfumer signifie envoyer une information fumeuse (c’est-à-dire à moitié vraie ou à moitié fausse) à une masse d’individus que l’on veut manipuler tranquillement.

La fumée déclenche chez l’abeille la peur instinctive et ancestrale de l’incendie qui vient menacer son site d’habitation. Ce stress amène la colonie à se gorger de miel avant de fuir le lieu menacé par le feu car pas question pour elles de partir le ventre vide !

Donc l’apiculteur enfume la ruche, provoque ainsi un stress et les abeilles vont instinctivement consommer du miel, ce qui va les calmer. Consommer agit comme un calmant, c’est bien connu.

De plus, pendant qu’elles se gorgent de miel, chacune dans sa petite alvéole, elles ne sont plus suffisamment solidaires pour attaquer, se rebiffer, défiler dans les rues …pardon, je m’égare.

Enfin, une société (je veux dire une colonie)  enfumée et paniquée se regroupe autour de sa reine (parce que chez les abeilles,  c’est une femme) et devient alors manipulable.

Parce que la fumée inhibe le réflexe d’attaque des gardiennes et les met en  position défensive,  une fois bien enfumées, on peut tout leur faire : les délocaliser, leur administrer des traitements sanitaires, réaliser fusions et autres restructurations et bien sûr,  prélever leurs économies (enfin, leur miel) !

Et comme on est chez les abeilles et, que l’homme est très fort quand il s’en prend à plus petit que lui (enfin, qu’il croit), il peut même sous l’effet de l’enfumage leur changer de reine avant la fin de son mandat s’il ne la trouve pas assez bonne ou inefficace.( Non, non, ne rêvez pas !)

Voilà donc pourquoi, on enfume….les abeilles.

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Mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas si facile que ça de se servir de l’enfumoir ! Même que la préparation de l’enfumoir et son utilisation demeurent une source de discorde permanente au sein du couple d’apiculteurs. «  T’enfumes trop, pas assez, y-a plus de fumée, tu m’en mets plein les naseaux….. » bref, pour tout vous dire, l’enfumoir demeure le seul truc qui ait réussi à déclencher une scène de ménage en 20 ans de mariage !

Arrêtons là le délire et regardons plus sérieusement comment on s’y prend.


Pour allumer l’enfumoir : les vieux manuels d’apiculture, regorgent de recettes toutes aussi fumeuses les unes que les autres : vieux chiffons, bois pourri, papier gris, sacs à patates et même des bouses de vache desséchées.

En raison de la raréfaction des sacs à patates en jute et peut-être aussi en raison de nos préoccupations écologiques, nous avons opté pour des combustibles un peu plus doux à nos naseaux et à nos abeilles.

Pour lancer le feu au fond de l’enfumoir, nous utilisons les tiges et les fleurs séchées puis coupées des lavandes de notre jardin.

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Nous y mettons le feu avec un calumet, recouvrons encore d’une petite couche de lavande puis bourrons l’enfumoir avec des granulés de lavande compressée  (en vente chez notre partenaire, « La Route d’Or »).

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Nous attisons le feu avec le soufflet. Les granulés vont se consumer tranquillement en libérant une fumée blanche, quasiment froide qui ne risque pas de brûler les abeilles.

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Avant d’ouvrir une ruche, nous prévenons de notre intrusion en l’enfumant à petits coups répétés à la portière. Très vite, nous entendons le bruissement caractéristique de la colonie qui va gagner les alvéoles de provisions de miel afin de s’en gorger.


En image :
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En vidéo (mettez aussi le son sur votre ordinateur) :


La fumée, peut-être encore plus avec la fumée de lavande, les calme et nous pouvons ouvrir en vue d'intervenir.

Selon ce que l’on souhaite faire, nous enfumons par le bas de la ruche pour les faire monter (afin de nettoyer le plancher par exemple) ou par le haut pour les faire descendre (afin de prélever les cadres de miel des hausses par exemple).


Comme nous avons deux ruchers éloignés de 10km l’un de l’autre, la gageure consiste à faire fumer l’enfumoir d’un bout à l’autre, sans avoir à le rallumer.

D’après vous, c’est qui qui se fait houspiller quand,  à l’avant- dernière ruche à visiter il n’y a plus de fumée pour contenir les foules ? Et que celles-ci  qui ont compris le pouvoir qu’elles détiennent en s’envolant, bourdonnant (bref, en  nous stressant à notre tour), vont aller ameuter les autres colonies du rucher. Car c’est bien connu, une manif, ça marche si on est beaucoup !

Dès lors que l’apiculteur n’a pas ou peu de fumée pour les leurrer et les calmer, elles ont le dessus et ce n’est plus lui qui gouverne ! (Toute similitude avec des faits réels ne pourrait être que fortuite…)

 

Alors, pour éviter la panne de fumée, cause de scène de ménage au rucher et à la ville , le Père Noël a tout prévu : il a apporté un enfumoir tout neuf, encore plus grand, avec un soufflet (made in USA) encore plus performant, bref, un vrai enfumoir de pro, que je suis bien impatiente d’essayer au plus vite. Merci Père Noël !

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Marie-France

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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 12:00

Des boîtes carrées, couleur tuyau de poêle, un plancher plastique, une barrette blanche en plastique et encore un bout de plastique qui pendouille du toit : c’est ça des ruches ?

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Heu…, … oui, … ce n’est pas très beau : je vous dois des explications.

C’est vrai qu’elles ne ressemblent pas au petit chalet savoyard auquel vous pensiez peut-être, et encore moins à la ruche au toit en paille style chaumière gauloise, telle qu’on nous la dessine sur les produits industriels pour leur donner un air authentique.

Comment en sommes nous arrivés à ces ruches « modernes » ?

Spontanément, un essaim va s’installer en construisant des rayons de cire qu’il va allonger pour stocker ses réserves (miel et pollen) et élever le couvain comme celui-ci l’a fait sous le toit d’une vieille maison :

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Au début l’homme s’est contenté d’être un cueilleur de miel en arrachant ces rayons, les pressant pour extraire le miel et mangeant les jeunes larves (sources d’excellentes protéines).

(Voir le magnifique livre d’Eric TOURNERET « Cueilleurs de miel » Rustica Editions)

Ensuite, il a proposé différentes formes d’abris aux abeilles (compartiments dans des murets en pierres, troncs d’arbres, constructions en paille,…etc.) pour les protéger des intempéries et pour les avoir sous la main; mais il continuait de récolter le miel par destruction des rayons construits à l’intérieur.

Ce n’est qu’au 19ième siècle qu’est (ré)apparue la ruche à cadres mobiles (les Grecs l’auraient déjà utilisée il y a 2500 ans).

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Elle permet de visiter une ruche sans destruction, de récolter le miel en conservant l’ossature des bâtisses, de procéder à des opérations pour contrôler l’état sanitaire et de favoriser l’activité des abeilles … et leur production.

Forme de la ruche :

Il existe plusieurs modèles de ruches à cadres mobiles. Ils diffèrent essentiellement par leurs dimensions.

Ils portent le nom de leurs « inventeurs » :

- Lorenzo Lorraine LANGSTROTH (1810-1895)

- Charles DADANT (1817-1902)

- Georges de LAYENS (1834-1897)

- Jean-Baptiste VOIRNOT (1844-1900)

- Émile WARRÉ ( ?-1951)

Jacky, notre prof es api, nous a fortement conseillé de nous équiper, dès le début, du modèle le plus standard et de ne pas en changer, lui-même étant pénalisé par l’hétérogénéité des ruches que des voisins ou amis lui ont confiées au fil du temps.

Nos ruches sont donc toutes des « DADANT 10 cadres », comme celles du rucher-école et de la plupart des apiculteurs de France.

Aujourd’hui, nous n’avons aucune raison de remettre en cause ce choix initial qui nous va toujours bien (merci Jacky).

Le toit « plat » :

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Nous avons opté pour le toit « plat » nettement plus pratique que le toit « chalet » à deux pentes. On peut mettre dessus un gros caillou pour l’empêcher de s’envoler sur un coup de vent. Quand on visite la ruche on peut le poser à l’envers sur le sol et mettre dessus d’autres éléments (notamment des hausses) sans qu’ils soient au contact du sol, pour une meilleure hygiène. Enfin, pour le transport ou le stockage, il permet de faire des empilements.

La couleur :

Nos corps de ruche et nos hausses sont en bois, donc il faut le protéger par une lasure ne comportant aucun produit dangereux pour les abeilles.

Le produit le plus utilisé (et donc le moins cher)  est le « THERMOPEINT » dont la couleur gris-métallisé aurait aussi l’avantage de diminuer l’échauffement par grand soleil.

Comme dans nos régions, nous avons plus souvent à lutter contre le froid que contre la chaleur, pour le rucher de Marie-France, dans le petit bois,  nous avons préféré une lasure verte (« LAZOBOIS » sans insecticide).

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C’est mieux pour le camouflage et cela nous permet de bien séparer récoltes et matériels de chacun des ruchers (traçabilité du miel et cloisonnement sanitaire par rucher).

On ne peint jamais l’intérieur de la ruche, les abeilles se chargent de le tapisser à leur goût (propolis).

Il existe aussi maintenant des ruches entièrement en plastique, mais, à l’exception du plancher, nous préférons rester au bois car, suite à un orphelinage ou une fusion, nous pouvons facilement passer l’intérieur au chalumeau (c’est la meilleure désinfection) avant de le proposer à un autre essaim.

Le plancher aéré en plastique :

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Les planchers aérés seraient une aide pour lutter contre le varroa (les varroas qui tombent se retrouvent à l’extérieur de la ruche et ne peuvent pas se refixer sur des abeilles.

Ils participeraient à l’assainissement de l’atmosphère intérieure de la ruche en éliminant l’humidité excessive.

Par contre, certains disent qu’en faisant baisser la température intérieure de la ruche, ils favoriseraient les varroas dont la température idéale d’élevage est légèrement inférieure à celle de l’abeille.

Qui croire ?

En attendant, les planchers aérés en plastique présentent de gros avantages pour l’apiculteur : ils permettent facilement une foule d’observations en plaçant dessous une trappe de comptage (voir article n°1) mais surtout ils assurent une hygiène du plancher très intéressante : les déchets ne restent pas à stagner à l’intérieur, l’eau de condensation est évacuée, les bactéries, moisissures, microsporides et autres champignons ne peuvent pas s’incruster dans le plastique.

En passant du plancher bois au plancher plastique aéré, nous avons pu constater la différence de propreté à la sortie de l’hiver : il n’y a pas photo !

Par contre on ne peut pas les passer à la flamme, alors la désinfection se fait au « Karcher » puis brossage et trempage dans l’eau de javel.

La portière blanche :

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Cette barrette plastique venant se coincer dans le plancher permet, l’hiver, de réduire l’entrée de la ruche et d’interdire ainsi aux souris et autres pilleurs d’accéder aux réserves.

Pour déplacer une ruche, on la retourne pour enfermer les abeilles dedans, les petits trous assurant un peu d’aération (en plus de ceux du plancher).

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Il existe aussi des portières pour empêcher les frelons asiatiques de rentrer dans les ruches (je ne suis pas pressé d’en avoir besoin !)

Le plastique sous le toit :

Comme beaucoup d’apiculteurs, j’aime bien mettre un film transparent juste au dessus des cadres : cela permet d’observer les abeilles sans ouvrir complètement la ruche.

Par contre, qu’il soit trop grand et qu’il pendouille sous le toit : ce n’est pas beau et en plus, avec le vent, les frottements sur les parois peuvent  perturber les abeilles à l’intérieur.

Alors, promis Jacky, je ne le ferai plus. Regarde, je les ai tous retaillés :

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Maintenant que les ruches sont les vedettes du blog, il va falloir faire attention à la présentation.

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Henri

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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 11:33

Certes les jours rallongent, le printemps approche et nous avons bien envie de laisser derrière nous  tisanes et charentaises.

Mais le temps des sorbets  n’est pas pour tout de suite et les petits thés au coin du feu avec les copines sont encore les bienvenus. La neige n’est d’ailleurs pas encore toute fondue dans le grand nord tourangeau !

Pour vous aider à patienter et à  contenter votre gourmandise , je vous partage une recette de petits sablés qui régaleront aussi bien les grands pour le  « tea-time » que les petits au goûter.

Peut-être vous souvenez- vous de ces boîtes en fer blanc,  au couvercle décoré de scènes dignes de celles des calendriers des Postes… J’espère que vous en retrouverez une dans vos greniers, elle vous sera précieuse pour conserver ces petits sablés et retomber un peu en enfance…

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Mais tout d’abord il va vous falloir pâtisser, suivez- moi à la cuisine.

Temps de préparation et de cuisson : 1 heure.

Pour environ 50 sablés, il vous faudra :

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        - 200g  de farine

        - 50g de poudre d’amandes

        - 70g de miel de forêt (de la Hub’ bien sûr !)

        - 125g de beurre ramolli (mais pas fondu)

        - 1 sachet de sucre vanillé

        - 1 pincée de sel.

        - 1 jaune d’œuf


- Pétrir la pâte à la main ou dans le pétrin de votre robot en introduisant dans l’ordre : farine, poudre d’amandes, sucre vanillé, sel, beurre ramolli en petites noisettes,  miel. Bien amalgamer tous ces ingrédients et ajouter le jaune d’œuf.  

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 - Former une boule de pâte bien lisse qui ne colle plus aux doigts  (comme une pâte à tarte).

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- Préchauffer votre four à 150°C environ

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- Fariner votre plan de travail, le rouleau à pâtisserie et étendre la pâte sur l’épaisseur que vous souhaitez pour vos petits fours.

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- Découpez à l’emporte-pièce ou avec un verre retourné les petits gâteaux et les placer sur la tôle du four garnie d’un papier sulfurisé.

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- Enfourner et laisser cuire environ 15mn  (surveiller, ça roussit vite !)

- Les retirer du four délicatement et les laisser refroidir sur une grille.

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- Reformer la boule avec la pâte qui reste et renouveler l’opération jusqu'au bout de celle-ci. Vous aurez de quoi garnir une seconde fois votre tôle à pâtisserie.

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- Renouveler l’opération de cuisson.

 

Quand ils seront tous refroidis, les placer dans la fameuse boîte en fer où ils se conserveront parfaitement.

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C’est sympa l’hiver quand même !

À bientôt de vous retrouver sur

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Marie-France

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Présentation

Histoires en Touraine :

Notre amie Capucine11 nous raconte les merveilleuses histoires de la Touraine et du Val de Loire 
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Promenade culturelle :

Découvrez la Loire à bord du Saint-Martin-de-Tours, la richesse de ses paysages, de sa faune et des inspirations littéraires qu'elle a suscitées.
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